Des conseils de pro pour aimer sa detox

Parce qu’une detox – alimentaire, mentale, etc – n’a pas à se transformer en chemin de croix, nos expert.es du bien-être nous listent leurs astuces pour transformer vos cures en moments agréables.

Prendre un bon départ

« Pour commencer, choisissez une journée active où vous avez bien d’autres choses à faire que de penser à la nourriture » suggère Bethsabée Darmon, coach en nutrition, fondatrice de mybodyplan.fr, un accompagnement nutritionnel personnalisé et quotidien. Au week-end, où l’envie de fréquenter son réfrigérateur se fait très pressante, on préfère le lundi, rythmé par un programme chargé.

Manger à sa faim

Vous redoutez la frustration et même la faim. Un programme bien équilibré rassasie assez pour éviter cet écueil. Les bons réflexes : charger sur les légumes. Plutôt que de se limiter à une assiette à dessert, on opte pour un plat généreux en légumes variés. Sans oublier les protéines, essentielles à la satiété.

Les bons amis : les œufs, les poissons blancs et la volaille. Les protéines végétales, plus caloriques, sont plutôt recommandées au déjeuner, à raison d’une portion de la taille d’un bol de riz. Bien aussi, conserver un peu de glucides complets (pâtes complètes, riz complet, quinoa…) pour leurs fibres, essentielles à la digestion et qui permettent au sucre de ne pas créer de pic de glycémie (et donc d’envie de grignoter) dans l’après-midi. Côté snack, Bethsabée Darmon a un faible pour le skyr, ce yaourt islandais bourré de protéines qui cale comme un steak : « On peut y ajouter du stévia pour le goût sucré, ou le cuisiner façon tzatzíki et l’utiliser pour créer des sauces qui ne mettent pas en péril les efforts fournis », précise-t-elle.

Savourer ses dîners

On n’entre pas dans un régime alimentaire comme on entre au couvent. La plupart des restaurants, notamment les brasseries, proposent des options appréciables (protéines maigres + légumes) qui permettent de dîner avec ses ami·es sans se poser de questions. Et à la maison, on soigne aussi l’ambiance pendant les repas : « Adieu télé et radio anxiogènes, oubliez les sujets qui fâchent et profitez de ce temps en famille ou entre amis pour évoquer les meilleurs moments de la journée », conseille Aurélie Canzoneri, naturopathe.

Bouger utile 

Au-delà du sport, évidemment chaleureusement recommandé, de la marche bien placée permet d’optimiser son résultat. « Après un repas, elle aide à abaisser la glycémie pour prévenir les envies de sucre de l’après-midi », remarque Aurélie Canzoneri. Bien aussi, sortir s’aérer quand on a une furieuse envie d’ouvrir son réfrigérateur. Ou encore, faire plus de pas et prendre l’escalier par-ci par-là afin de stimuler un métabolisme bloqué.

Passer l’éponge

Inutile de culpabiliser après une soirée gourmande ou arrosée en se disant : tout est foutu. Au contraire, réagir vite permet de retrouver son rythme alimentaire du moment. « Si l’écart était sucré, on coupe le sucre pendant vingt-quatre heures. Même un simple fruit peut être contre-productif, car le corps risque d’en redemander encore et encore. C’est le bon moment pour privilégier protéines maigres et légumes à l’indice glycémique bas comme les courgettes, le fenouil ou les poireaux », conseille Bethsabée Darmon. Une pizza ou une assiette de pâtes au déjeuner peuvent être tamponnées par une soirée bouillon, voire un jeûne au dîner.

« Après un gros écart, le corps n’a pas forcément besoin de plus de nourriture et il n’est pas dangereux de sauter un repas », rappelle Laëtitia Raibon, naturopathe spécialisée en détox. Enfin, au lendemain d’une soirée très alcoolisée, on calme les appels de sucre du matin avec deux grands verres d’eau et un petit-déjeuner salé. « Œufs brouillés réconfortants le matin, blanc de poulet rôti sans la peau et légumes verts à midi, avant d’achever la journée avec un bouillon ou une soupe toute verte, propose la coach My Body Plan.

Soigner son estime de soi

Non, le comté n’est pas l’élément le plus important de notre vie : se sentir bien dans son corps, faire quelque chose pour soi et sa santé l’est davantage. On en profite donc pour aller vers plus de produits de saison, choisis de façon responsable. Cela contribue à avoir une meilleure image de soi, tandis que la silhouette change. « C’est prouvé, les personnes qui mangent plus sainement sont moins stressées et moins sujettes à la dépression et au burn-out que les autres, appuie Alix Serres, coach en nutrition au centre Slowe Wellness House. Même si l’on doit s’accrocher au début, les bonnes habitudes sont prises au bout de trois semaines à deux mois, en fonction de chacun·e, et l’on n’a plus envie de revenir en arrière. » Courage !

S’offrir un massage

« Pour se détoxifier, il est primordial de mettre les liquides du corps, le sang et la lymphe, en mouvement. Le drainage lymphatique, moins agréable qu’un protocole bien-être à l’huile, est pourtant idéal pour libérer la sensation de jambes lourdes et se délester d’un peu d’eau », appuie Laëtitia Raibon. S’offrir un traitement de temps en temps permet aussi de soutenir son effort avec une récompense appréciable.

Pas de budget massage ? On pense au brossage à sec. La technique ? Faire glisser la brosse des extrémités vers le centre du corps en insistant sur les ganglions, l’aine, les aisselles et le cou qui sont des centrales d’élimination. « Rien de tel pour se reconnecter à son corps, le brossage apaise et recharge les terminaisons nerveuses, réveille et tonifie l’organisme et exfolie même doucement la peau », s’enthousiasme la naturopathe.

Contourner les blocages

Quand l’aiguille de la balance ne bouge plus et que la motivation est en baisse, on intercale une journée protéines au programme. « Cette pause protéines blanches permet de rassasier tout en limitant au maximum l’apport énergétique du corps, qui va devoir puiser dans ses réserves. Elle élimine aussi beaucoup d’eau », précise Bethsabée Darmon.

Boire aromatisé

L’eau aide également à soulager les fausses sensations de faim et de fatigue liées à la déshydratation. Aurélie Canzoneri invite à se déplacer avec une gourde : « Celles graduées, par exemple de la marque 1026, permettent de suivre son niveau d’hydratation au fil de la journée. »

On réveille l’eau plate avec des agrumes en rondelles, des aromates, de l’eau de fleur d’oranger réconfortante ou de rose apaisante, voire des fruits rouges que l’on écrase un peu pour colorer et libérer une micro-dose de sucre. « Les graines de chia, à raison d’une cuillérée à café et demie dans un grand verre d’eau apportent une texture légèrement gélifiée qui fait coupe-faim et ralentit en prime l’absorption des glucides. Idéal avec un bol de fruits rouges au goûter », propose Laëtitia Raibon.

Les tisanes sont aussi nos alliées : au cacao ou à la vanille, à base de sarrasin, elles apportent des saveurs hautement revigorantes.

Retrouver des sensations

Celle du chocolat, avec des pépites de cacao cru à glisser dans son skyr, ou celle du parmesan, avec de la levure de bière à saupoudrer sur les pâtes, et même une très légère touche de sucre avec de la vanille en gousse ou de la cannelle sur des pommes en dés.

Choisir le bon sucre

Chaque spécialiste a un avis sur la quantité de sucre acceptable, mais tous sont d’accord : si sucre il y a, son origine est primordiale. « Même si la glycémie des sucres naturels est élevée, ils n’envoient pas le même message au cerveau qu’un sucre raffiné. Privilégiez les sources issues de la nature, le chocolat à 80% de cacao, le miel, le sirop d’agave ou d’érable ou même, pour le goûter, une datte fourrée de chocolat noir et de beurre de cacahuètes, préconise Alix Serres. Le cerveau comprend alors qu’il a affaire à de la vraie nourriture qu’il peut utiliser plutôt que stocker ».

Limiter la balance

« Monter sur la balance tous les matins envoie un message de stress au cerveau et ne donne pas d’information fiable tant le poids peut varier d’un jour à l’autre en fonction de la situation hormonale ou même de la rétention d’eau. Une pesée hebdomadaire suffit à faire le point et allège le mental », tranche Bethsabée Darmon.

Se coucher plus tôt

Qui dit restrictions alimentaires dit fatigue, au moins les premiers temps. « Pour rester motivé·e, il faut soigner son sommeil. Mieux dormir diminue notamment le stress qui conduit invariablement aux grignotages, rappelle Aurélie Canzoneri. Idéalement, en période de diète, on se couche une heure plus tôt pour soutenir l’organisme. 

Soutenir son organisme

Pour l’organisme, un moment de détox est un grand chamboulement. À faire : supplémenter le corps en suivant les conseils d’Aurélie Canzoneri : « Oui au magnésium, sous sa forme bisglycinate ou glycérophosphate, les mieux assimilés, pour calmer le stress. Oui, aussi, au des-modium en ampoules ou en gélules pour soutenir le foie et au romarin en tisane. Pour compenser la fatigue, on additionne vitamine C énergisante et gel de silice à base de prêle pour reminéraliser en profondeur. »

 Article publié dans le magazine Marie Claire n°838 – juillet 2022 – paru en juin 2022

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