Ecole Covid : rentrée en Outre-mer, quel protocole ?

Ce 13 septembre, les élèves des territoires d’Outre-Mer font leur rentrée 11 jours après leurs camarades de métropole en raison d’une situation sanitaire dégradée. Mais le protocole appliqué ne sera pas le même en fonction des territoires.

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[Mise à jour du 13 septembre à 9h23]. Ce 13 septembre, les élèves des Antilles et d’une partie de la Guyane (Cayenne, Rémire-Montjoly, Matoury, Macouria, Roura, Montsinéry-Tonnégrande, Kourou et Sinnamary)  font leur rentrée 11 jours après leurs petits camarades de métropole en raison d’une vague inédite de contaminations dans certains territoires d’Outre-mer. 

Dans une note mise à jour le 1er septembre, la région de Guyane a indiqué que le protocole sanitaire appliqué lors de cette rentrée sera de niveau 4 dans les zones rouges ce qui signifie que les élèves devront porter le masque à l’intérieur comme à l’extérieur et que les élèves de 4e et de 3e comme les lycéens ne pourront retourner dans leur établissement qu’en demi-jauge.

En Martinique, pendant au moins 15 jours, les élèves suivront majoritairement leurs cours à distance mais pourront se rendre dans leur établissement au moins une fois par semaine en petits groupes.

En Guadeloupe, les élèves du primaire seront accueillis durant la semaine du 13 septembre de façon individuelle afin d’expliquer aux familles comment travailler à distance. Durant la deuxième semaine, les élèves seront accueillis en petits groupes de 5 personnes maximum durant une à deux demi-journées . Dans les collèges et lycées, la rentrée se fera en distanciel, mais les élèves pourront se rendre dans leur établissement par petits groupes, à raison d’une demi-journée par semaine.

Enfin, les élèves de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin feront aussi leur rentrée le 13 septembre mais avec un protocole sanitaire différent. C’est le protocole de niveau 2 qui sera appliqué à Saint-Barthélemy où les cours seront dispensés à 100 % en présentiel.

A Saint-Martin, c’est le protocole de niveau 4 qui sera appliqué avec un système hybride similaire à celui de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe.

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    Protocole sanitaire de niveau 2, et 3 ou 4 en Outre-Mer, vaccination des élèves, port du masque et fermetures de classes… Le ministre de l'Education nationale nous précise les contours de la rentrée scolaire qui a lieu ce 2 septembre pour les élèves de la maternelle au lycée. Interview.

Les dernières actualités sur le Covid à l’école

  • 3000 classes fermées depuis la rentrée. Ce 13 septembre, lors d’un entretien accordé au Parisien, Jean-Michel Blanquer a indiqué que 3000 classes avaient été fermées depuis la rentrée en raison de cas positifs à la Covid-19. “Nous nous attendons à ce que cela augmente ces prochains jours puis se stabilise, avant de redescendre, si cela suit la courbe que nous avons eue à chaque retour de vacances. C’est aussi ce schéma que l’on constate à la Réunion, où la rentrée a eu lieu deux semaines avant la métropole“, a confié le ministre de l’Education nationale. Il a aussi expliqué que 67 % des 12-17 ans avaient reçu une dose de vaccin et que 54 % d’entre eux étaient complètement vaccinés.D’ici la fin du mois, tous les élèves auront eu une proposition via leur établissement, et l’on espère dépasser les trois-quarts de vaccinés très vite“, a-t-il ajouté avant de confirmer que les tests de dépistage resteraient gratuits dans les établissements scolaires.
  • Le pass sanitaire pour les adolescents de plus de 12 ans et 2 mois. Face aux inquiétudes des parents dont les enfants nés à la fin d’année 2009 n’auront pas encore 12 ans lors de l’entrée en vigueur du pass sanitaire le 30 septembre, le gouvernement a revu sa copie. Comme l’a indiqué Le Parisien ce 8 septembre, le pass sanitaire ne s’appliquera finalement qu’à partir de 12 ans et 2 mois. “Le décret sera rédigé en ce sens”, ont indiqué les services de Matignon. Les quelques 200 000 adolescents qui étaient concernés par ce problème auront donc deux mois pour se faire vacciner. A l’école, depuis la rentrée scolaire du 2 septembre, de nombreuses campagnes de vaccination sont organisées dans les collèges et lycées pour les élèves volontaires.
  • Des campagnes de vaccination sont déployées pour les 12-17 ans et 600.000 tests par semaine seront effectués dans les écoles primaires pour limiter les risques de contamination. “À l’école primaire, il y aura 600.000 tests salivaires par semaine, et deux autotests par adulte et par semaine. Dans le secondaire, nous aurons des tests plus ciblés, puisque nous sommes sur une population majoritairement vaccinée”, avait précisé sur France Inter Jean-Michel Blanquer, ce 1er septembre. Rappelons que le pass sanitaire n’est pas demandé à l’école, pour permettre à tous les élèves de pouvoir y accéder. 
  • Pas de vaccination chez les moins de 12 ans. Le Pr Jérôme Salomon a déclaré sur BFMTV ce 5 septembre que la vaccination chez les moins de 12 ans n’était pas à l’ordre du jour. “On n’en est pas du tout à la vaccination des enfants (de moins de 12 ans, ndlr), pour plein de raison: parce qu’il nous manque des données scientifiques, ensuite parce que des études sont en cours” et “donc on va s’adapter à l’évolution des connaissances scientifiques”. La priorité reste donc celle de la vaccination des plus de 12 ans.
  • Harmonisation des règles d’indemnisation des parents. En cas de fermeture de classe, et si l’enfant est positif au Covid, l’un des parents ne pouvant télétravailler pourra bénéficier des indemnités journalières dérogatoires, sans délai de carence, avec un complément employeur, et ce qu’il soit vacciné ou non.
  • Purificateurs d’air et détecteurs de CO2 : mieux vaut ouvrir les fenêtres. “Ni les détecteurs de CO2 ni les purificateurs d’air ne sont l’alpha et l’oméga de la lutte contre le Covid”, a déclaré Jean-Michel Blanquer sur France Inter ce 1er septembre. Le ministre précise par ailleurs que les collectivités ayant besoin d’une aide financière pour se doter de ces appareils pourront être aidées par le gouvernement. 
  • “L’école n’est pas un lieu spécifique de contamination“, a ajouté le ministre de l’Education sur France Inter. “Je dirais même plus que c’est un lieu souvent moins contaminant que d’autres parce qu’on y respecte davantage les gestes barrières”, a-t-il ajouté.
  • Plus de contaminations à la rentrée ? C’est l’un des scénarios possibles“, admet le ministre. “Nous avons un handicap supplémentaire, le variant Delta, mais un atout supplémentaire, le vaccin, que nous n’avions pas auparavant”, a-t-il avancé. Pour le professeur Gilbert Deray, chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière, la rentrée scolaire est inquiétante pour les plus jeunes. “C’est évidemment une rentrée scolaire à risque car les enfants ont le taux de contamination le plus élevé. On sait qu’il va y avoir un énorme brassage et c’est une source de contamination des enfants et des adultes”, a-t-il précisé sur BFMTV ce 1er septembre.
  • Le Conseil scientifique recommande des dépistages massifs. Le Conseil scientifique préconise de réaliser des dépistages généralisés et réguliers dans les établissements scolaires dès la rentrée. “Dans cette population non-vaccinée, le risque de circulation intense du virus à la rentrée est très élevé, et la règle de fermeture des classes dès le premier cas pourrait rendre la réouverture du primaire très complexe, notamment en cas de fermeture” répétée d’une même classe, explique le Conseil scientifique dans un communiqué. Il indique qu’un dépistage bihebdomadaire avec une adhésion de 50 % de la population scolaire (…) permettrait de garder les classes ouvertes si les enfants testés positifs sont renvoyés à leur domicile.
  • Le dépistage systématique à l’école déconseillé. Le Haut Conseil de la santé publique ne recommande pas les opérations de dépistage systématique en milieu scolaire, excepté “pour les protocoles de recherche scientifique”, précise l’organisme qui estime que les mesures de prévention doivent “reposer en particulier sur les adultes. Le HCSP estime en effet que les campagnes de dépistage dans les écoles maternelles et élementaires “sont peu efficientes et techniquement trop contraignantes”.
  • Pas d’obligation vaccinale pour les enseignants. Invité sur RTL ce vendredi 27 août, Jean-Michel Blanquer a confirmé que les professeurs n’étaient pas concernés par l’obligation vaccinale. “On s’achemine vers 90 à 95 % des profs vaccinés” sur le simple volontariat (…) Le monde de l’éducation nationale est un monde de responsabilité“.
  • Rentrée reportée en Outre-mer. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, a annoncé mercredi 25 août 2021, à l’issue d’un Conseil de défense sanitaire, le report de la rentrée scolaire au 13 septembre en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy ainsi que dans les zones classées en rouge de la Guyane. Jean-Michel Blanquer a précisé au Journal des Femmes que le protocole sanitaire serait probablement celui de niveau 3 ou 4 lors de la reprise des cours.
  • Un protocole trop léger ? Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, estime que le niveau 2 du protocole sanitaire détaillé par le ministère de l’Education nationale est “inquiétant car allégé par rapport à celui du mois de juin”. Il demande ainsi des ajustements. “Si on compare cette rentrée à celle de l’an dernier, nous ne sommes pas du tout dans les mêmes taux d’incidence: on enregistre un taux de 128 contre 30 (en 2020) pour les 0-9 ans et un taux de 310 contre 109 pour les 10-19 ans“, constate la secrétaire générale du Snuipp-FSU, Guislaine David, lors d’une conférence de presse. Guislaine David a suggéré par exemple “des tests salivaires systématiques hebdomadaires à la maison, en complément des tests massifs”, des “règles bien définies et assez strictes pour la restauration scolaire” et a évoqué le développement de financement pour l’achat de capteurs de C02, destinés à vérifier la bonne aération des salles de classes.
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Protocole sanitaire à l’école : que prévoir le niveau 2 ?

Le ministre de l’Education nationale a annoncé que le protocole sanitaire retenu serait celui de niveau 2, qui prévoit un accueil en présentiel de tous les élèves. Néanmoins, le niveau du protocole en Outre-Mer pourra être différent, précise le ministère de l’Education nationale. “Il sera probablement de niveau 3 ou 4 lors de la reprise des cours“, nous avait-il précisé lors d’un entretien. Voici les règles du niveau 2 pour la rentrée du 2 septembre. 

  • Activités physiques et sportives : les activités physiques et sportives se déroulent en principe à l’extérieur. Toutefois, lorsque que la pratique en intérieur est indispensable (intempéries, disponibilité des installations, etc.), une distanciation de 2 mètres est respectée.
  • Port du masque : le port du masque est obligatoire dans les espaces clos et les règles relatives au port du masque en extérieur en population générale sont respectées. Le port du masque est obligatoire pour les élèves d’école élémentaire, les collégiens et les lycéens dans les espaces clos et les règles relatives au port du masque en extérieur en population générale sont respectées ;
  • Limitation des brassages des élèves : la limitation du brassage entre élèves de groupes différents (classe, groupes de classes ou niveau) est requise. Cette limitation est d’autant plus nécessaire lorsque la distanciation entre élèves d’un même groupe peut difficilement être respectée (en particulier à l’école maternelle). Lorsque le non brassage entre classes n’est pas possible (notamment au lycée), la limitation du brassage s’applique par niveau

– l’arrivée et le départ des élèves dans l’établissement peuvent être étalés dans le temps. Cette organisation dépend évidemment du nombre d’élèves accueillis, des personnels présents et des possibilités d’adaptation du transport scolaire, y compris celui des élèves en situation de handicap.

– la circulation des élèves dans les bâtiments : les déplacements des élèves doivent être limités, organisés et encadrés. Pour cette raison, il est recommandé d’attribuer une salle à chaque classe (en dehors des salles spécialisées et des ateliers).

– les récréations sont organisées par groupes à compter du niveau jaune, en tenant compte des recommandations relatives aux gestes barrières ; en cas de difficultés importantes d’organisation, elles peuvent être remplacées par des temps de pause en classe.

  • Nettoyage des locaux : plusieurs fois par jour. Les tables du réfectoire sont nettoyées et désinfectées, a minima, après chaque service
  • Repas et restauration : la stabilité des groupes est recherchée et, dans la mesure du possible, les mêmes élèves déjeunent tous les jours à la même table dans le premier degré. Il est recommandé d’organiser un service individuel (plateaux, couverts, eau, dressage à l’assiette ou au plateau)

Vaccination des ados à l’école et autotests

Jeudi 26 août, le Premier ministre Jean Castex a confirmé le déploiement des autotests dans les établissements scolaires. “On va continuer à surveiller par des tests” pour les élèves de primaire, avait-il insisté. Et d’évoquer un chiffre de 600 000 tests par semaine. Pour les élèves plus grands, “la priorité sera de vacciner“. Invité sur France Inter ce lundi 23 août 2021, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet a alerté sur les modélisations de l’Institut Pasteur, montrant que “la moitié des nouvelles infections [pourraient avoir] lieu chez les enfants puisqu’ils sont non-vaccinés“. Le jeudi 19 août, lors d’un déplacement dans les Hauts-de-Seine, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a déclaré que la vaccination des adolescents de moins de 12 ans n’était “pas d’actualité“. “C’est un sujet qui est regardé à l’échelle mondiale. Il est évidemment très important d’avoir du recul sur ces questions. Au moment où je parle, ce n’est pas d’actualité, c’est vraiment les 12-17 ans qui sont concernés”. Le ministre a rappelé que pour cette tranche d’âge, les ados ont été vaccinés durant l’été. “On a dépassé les 50% de 12-17 ans primo-vaccinés, on dépasse aussi les 30% de ceux qui ont eu deux doses de vaccins. C’est évidemment favorable à une année (scolaire) la plus normale possible”, a-t-il ajouté à quelques jours de la rentrée scolaire.

Pour les plus de 12 ans, de grandes campagnes de vaccination seront organisées à la rentrée dans les collèges et lycées. “Pour les collégiens, lycéens et étudiants, il sera donc possible de se faire vacciner sur les lieux des cours” avait confirmé Emmanuel Macron ce 11 août. Les professeurs n’ayant pas encore été vaccinés pourront eux aussi profiter de ces dispositifs mis en place au sein des établissements scolaires. Rappelons que les élèves de 16 et de 17 ans n’auront pas besoin d’une autorisation parentale pour se faire vacciner. Les 12/15 ans n’auront, quant à eux,  à présenter qu’une seule autorisation parentale alors qu’il fallait l’autorisation des deux parents auparavant. 

Fermeture de classe et Covid : dans quels cas ?

En présence d’un cas positif au coronavirus dans une classe, les collégiens et lycéens vaccinés pourront poursuivre les cours en présentiel alors que leurs camarades non vaccinés devront rester chez eux durant 7 jours. En primaire, lorsqu’il y aura un cas de contamination dans une classe, on fermera” a indiqué le ministre. 

Covid à l’université : retour en présentiel à 100% en septembre

Frédérique Vidal a de nouveau affirmé, ce 29 juillet dans Ouest France, que la rentrée se ferait à 100% en présentiel pour les étudiants. “Nous allons accompagner les étudiants qui n’auront pas été vaccinés​ au cours de l’été pour qu’ils complètent leur schéma vaccinal dès la reprise. Des barnums de vaccination seront présents sur les campus dès les premiers jours de septembre“, a précisé la ministre de l’Enseignement Supérieur. Si un étudiant est testé positif au Covid-19, les étudiants n’ayant pas été vaccinés et considérés cas contacts devront s’isoler pendant une période de 7 jours et suivre les cours à distance. Les jeunes vaccinés “pourront rester sur le campus. Tout sera fait pour qu’ils puissent retrouver une vie étudiante normale”, a-t-elle ajouté.

  • Covid université : le pass sanitaire exigé pour les soirées étudiantes

    Frédérique Vidal a indiqué que si le pass sanitaire n'était pas exigé à l'université, il le sera lors des soirées étudiantes. La ministre de l'Enseignement supérieur a également confirmé que les étudiants pourront se faire vacciner sur leur campus ou à proximité. Les dernières infos.

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