Élections américaines : ces femmes issues des minorités ont raflé tous les suffrages dans leur État

En marge de la présidentielle américaine, qui se sont tenues le mardi 3 novembre, les urnes ont aussi désigné les nouveaux visages du Sénat et de la Chambre des représentants. Plusieurs candidates issues de minorités ont été élues. Parmi elles, Deb Haaland, l’une des deux premières femmes amérindiennes à siéger au Congrès.

En 2018, Ilhan Omar devenait l’une des deux premières femmes musulmanes élues au Congrès. Depuis, le verdict est tombé, le mardi 3 novembre : elle conservera bel et bien son siège de représentante du Minnesota. Comme elle, de nombreuses candidates aux élections américaines ont réalisé de nouvelles percées dans plusieurs États, comme au Nouveau-Mexique, dans le sud-ouest. Les électeurs y ont choisi un trio de femmes issues de minorités pour siéger à la Chambre des représentants.

Deb Haaland

À commencer par Deb Haaland, candidate démocrate devenue en 2018 l’une des deux premières femmes amérindiennes à siéger au Congrès. La femme politique de 59 ans, membre de la tribu amérindienne Laguna Pueblo, installée près d’Alburquerque, avait été élue présidente du parti démocrate du Nouveau-Mexique en 2015. Trois ans plus tard, elle esquissait son entrée au Congrès américain.

Yvette Herrell

La républicaine Yvette Herrell, Amérindienne elle aussi, a été réélue le 3 novembre. Agent immobilier de profession, elle est devenue membre de la Chambre des représentants du Nouveau-Mexique de 2011 à 2019, avant d’être élue au Congrès américain, le 3 novembre.

Teresa Leger Fernandez

La démocrate Teresa Leger Fernandez, qui a des origines latino-américaines, est la troisième femme née au Nouveau-Mexique à avoir été élue à la Chambre des représentants cette année. La candidature de cette avocate de 60 ans, spécialisée dans le développement communautaire et les droits civiques, a par ailleurs été soutenue par Alexandria Ocasio-Cortez et Elizabeth Warren.

Cynthia Lummis

Cynthia Lummis est la première femme à avoir été élue sénatrice dans le Wyoming. (Le 2 novembre 2011.)

De son côté, le Wyoming, situé dans le nord-ouest des États-Unis, a élu pour la première fois de son histoire une femme, la républicaine Cynthia Lummis, comme sénatrice. Celle-ci a été membre de la Chambre des représentants de l’État de 1979 à 1983. La sexagénaire est par la suite devenue trésorière du Wyoming durant huit ans, de 1999 à 2007, avant d’être élue membre du Congrès. Elle a été désignée comme membre de la Chambre des représentants des États-Unis de 2009 à 2017.

Cori Bush

Cori Bush est devenue la première femme noire à représenter le Missouri au Congrès. (San Fransisco, le 13 avril 2019.)

Dans le Missouri, Cori Bush est devenue la première femme noire à représenter cet État au Congrès. Soutenue par des organisations progressistes comme Justice Democrats, qui entend instaurer une majorité démocrate indépendante de tous intérêts financiers, l’élue s’était déjà présentée aux élections américaines en 2016 et 2018 – avant de, finalement, les remporter en 2020.

Sarah McBride

Sarah McBride a été la première personne transgenre à prononcer un discours lors de la Convention nationale des démocrates, en 2016. (Philadelphie, le 28 juillet 2016.)

Deux États ont pour leur part élu deux femmes transgenres, l’une au Sénat, l’autre à la Chambre des représentants. La première, Sarah McBride, est l’attachée de presse officielle de la campagne Human Rights, et a été choisie par les électeurs dans le Delaware. Elle a été la première personne transgenre à prononcer un discours lors de la Convention nationale des démocrates, en 2016.

Taylor Small

La seconde, Taylor Small, a été élue dans le Vermont. La candidate démocrate transgenre a étudié la sexualité et les identités de genre à l’université de l’État, et entamera en janvier 2021 son tout premier mandat.

Charmaine McGuffey

Policière depuis trente ans, Charmaine McGuffey est la première femme LGBTQ+ à avoir été élue shérif de l’Ohio. Une victoire d’autant plus retentissante que cette démocrate a vaincu son ancien supérieur hiérarchique, Jim Neil, qui l’avait renvoyée en raison de ses préférences sexuelles, et pour avoir formulé ses inquiétudes au sujet des violences policières subies par les femmes.

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Mauree Turner

Démocrate, non-binaire et de confession musulmane, Mauree Turner a été élu(e) pour rejoindre les législateurs de l’Oklahoma, le mardi 3 novembre. Il/elle a été membre du Conseil des relations américano-musulmanes et a mené la «Campagne pour une Justice intelligente», un projet de réforme de la justice pénale.

Marjorie Greene

Chef d’entreprise, Marjorie Taylor Greene est la candidate républicaine du 14e district de Géorgie à la Chambre des représentants.

Candidate républicaine dans le 14e district de Georgie, Marjorie Greene est la première femme de l’État élue à la Chambre des représentants. Tout au long de sa campagne, la femme d’affaires qui a démarré en ouvrant une salle de fitness avant de faire fortune dans la construction, n’a pas caché son soutien à la mouvance QAnon. Depuis 2017, ce mouvement d’extrême-droite créé par un/une mystérieux «Q» diffuse des théories complotistes sur les réseaux sociaux. Il défend notamment l’idée que Donald Trump mènerait une guerre secrète contre une secte mondiale composée de pédophiles satanistes.

Ilhan Omar

La députée démocrate Ilhan Omar. (Washington, le 19 juin 2019.)

Issue d’une famille aisée et cultivée de Somalie, Ilhan Omar a fui son pays natal pour immigrer aux États-Unis en 1995, encore enfant. Elle est devenue l’une des deux premières femmes musulmanes élues au Congrès en 2018. Cette proche d’Alexandria Ocasio-Cortez a conservé son siège de représentante du Minnesota, le 3 novembre.

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