Féminicides : Le gouvernement dévoile 6 mesures alors qu’une 51ème victime est à déplorer

Une mise en place de 6 nouvelles mesures qui pourraient aider des centaines de femmes en France…

Mardi matin, les policiers ont reçu l’appel d’un homme de 60 ans qui déclarait avoir assassiné sa femme à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen. À leur arrivée, les forces de l’ordre ont retrouvé la femme de 45 ans sans vie sur le sol. La victime présentait des traces de lacérations sur tout son corps et sur son visage, qui était lui, méconnaissable. Le 6 mai dernier, le meurtre de Chahinez, particulièrement violent lui aussi, a fait beaucoup parlé. C’est l’institution judiciaire qui a immédiatement été montrée du doigt. En effet, son mari était très connu des services de police et était soumis a une obligation de soins, à l’interdiction d’entrer en contact avec la victime, ainsi qu’à l’interdiction de paraître à son domicile suite à sa sortie de prison. Le gouvernement a donc pris de nouvelles mesures…

Dimanche 6 et mardi 8 juin à Montpellier (34) et Mont-St-Aignan (76), 2 femmes de 46ans ont été tuées par leur compagnonCe sont les 50&51ème féminicides depuis le début de l’anné[email protected] les violences augmentent encore Source: @feminicidesfr https://t.co/us9OcJBdSK pic.twitter.com/Py4H3qvlW9

Bien souvent dans les affaires de féminicides, l’auteur des faits est connu des services de police pour violences conjugales, et ce, parfois sur sa compagne actuelle. Pour assurer un meilleur suivi des auteurs et protéger d’avantage les victimes, le gouvernement a dévoilé 6 mesures. Les deux auteurs du rapport ont proposé de “modifier la loi afin que tout aménagement de peine soit précédé d’une expertise”, pour permettre “d’examiner la dangerosité” de l’auteur des violences “avant tout aménagement de peine”. Ils recommandent également “d’améliorer la protection de la victime préalablement à la libération”. À ces mesures s’ajoute la mise en place 3 000 “téléphones grand danger” d’ici début 2022, soit 65 % de plus que ceux disponibles aujourd’hui. L’objectif serait également d’en munir la victime avant la libération de l’auteur des violences. Un autre problème subsiste, le manque de communication entre la justice et les services de police…

La fusion des dossiers ?

Les auteurs du rapport, souhaitent la fusion des dossiers de la justice et ceux de la police, et ce, avec l’obligation d’une communication immédiate entre les deux institutions dans le cas où des événements nouveaux surviendraient. Récemment le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé la mise en place d’un fichier spécial pour les auteurs de violences conjugales, avec l’automatisation du partage entre la justice et la police. Le gouvernement a annoncé également, la création d’une “instance nationale pour associer régulièrement les associations” afin de renforcer le contrôle et la détention d’armes. Des mesures importantes, qui pourraient sauver la vie de dizaines de femmes, si elles sont appliquées rigoureusement…

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