Guillaume de Tonquédec : "Je dois tout à Renaud Lepic !"

Trois ans après l’arrêt de Fais pas ci, fais pas ça, les Lepic et les Bouley reviennent se chamailler pour un prime exceptionnel autour de Noël vendredi 18 décembre à 21 h 05 sur France 2. Guillaume de Tonquédec, alias Renaud Lepic, raconte comment cette série a changé sa vie.

Télé Star : Quel effet cela vous fait-il de retrouver Renaud Lepic ?

Guillaume de Tonquédec : C’est très émouvant. J’entrais dans la quarantaine quand la série a démarré, aujourd’hui j’entame la cinquantaine. Plus besoin de me blanchir les cheveux ! En revenant sur les décors de Fais pas ci, fais pas ça, j’ai été amené à faire un point sur ma vie et constater que, décidément, on ne pouvait pas arrêter le temps. C’est d’une banalité affligeante, mais c’est vrai !

Que devez-vous à votre personnage ?

Quand on me demande si je n’en ai pas marre que l’on m’en parle tout le temps, je réponds que j’espère bien que, même après ma mort, ça continuera !

Vous avez connu le succès passé 40 ans, est-ce pour cela que vous avez échappé au «melon» ?

Si je l’avais connu plus jeune, je n’aurais pas eu les armes pour bien le gérer. En tant qu’homme et en tant que comédien. Le succès, je l’ai ardemment attendu, désiré. Dans mon parcours, on m’a beaucoup dit non. Quand je réussissais deux auditions sur dix, c’était déjà un très bon rapport, mais il fallait encaisser les huit refus et se relever pour aller au neuvième casting.

Pourquoi cette série a-t-elle dépassé la simple aventure professionnelle ?

Depuis le début, le producteur Guillaume Renouil a initié des lectures en amont qui, avec les joies et les engueulades d’une vraie famille, ont fait en sorte qu’on était tous d’accord sur ce qu’il fallait jouer quand on se retrouvait sur le plateau. C’est peut-être cela, le secret de Fais pas ci…

Quand on a donné la réplique à une poule au cinéma, dans Roxane, comment vit-on de devoir tuer une dinde pour Noël dans cet épisode de Fais pas, ci fais pas ça ?

(Il rit.) C’est une façon très maligne de traiter un débat que je trouve parfois abstrait. Ici, les Bouley disent aux Lepic : "Si vous voulez de la dinde, on vous l’amène, mais vivante. à vous de la tuer !" On ne peut pas mieux lutter contre le fait de manger de la viande !

Comment vivez-vous concrètement cette relation particulière avec le public ?

Je reçois de nombreux témoignages de gens que Fais pas ci, fais pas ça a aidés dans des moments difficiles pour eux. Comme cette femme qui accompagnait les derniers jours de sa maman atteinte d’un cancer, qui m’a confié que les seuls moments où elle respirait sans penser aux résultats des analyses, c’était quand elle regardait un épisode. C’est pour cela que la culture est essentielle. Ça me hérisse beaucoup cette image d’Épinal de l’artiste qui ne sert à rien. La culture, cela génère une économie qui fait vivre plein de gens, mais surtout, c’est l’imaginaire. Moi qui ai eu du mal avec les études, cela m’a sauvé.

Partant pour un nouveau rendez-vous avec les Bouley ?

Pourquoi pas ! à condition d’avoir la bonne idée qui déclenche le désir.

Que sont devenus les enfants Bouley et Lepic ?

Christophe , l’aîné des Lepic, est toujours à la recherche d’un emploi. Marié à Tiphaine Bouley, désormais brigadier-chef, il s’occupe de leur fils, Kim, bientôt 7 ans. Si sa cadette, Soline, expatriée à Shanghai, revient pour passer Noël en famille, Charlotte, la benjamine, poursuit ses études de droit tandis que Lucas, 16 ans, est au lycée. Chez les Bouley, Eliott, étudiant, est toujours à la maison avec sa petite sœur Salomé, 10 ans, qui selon son modèle Greta Thunberg, mène tout le monde à la baguette plus verte que verte !

Source: Lire L’Article Complet