Hypercholestérolémie : les solutions au cas par cas

Trop concentré dans le sang, il attaque les artères et augmente notablement le risque cardiovasculaire. Focus sur les solutions thérapeutiques qui existent pour le combattre.

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L’hypercholestérolémie en quelques mots

Il est difficile de définir le seuil à partir duquel le taux de LDL est dangereux pour la santé. Si l’on considère comme normal un taux inférieur à 1,60 g/l, et si l’on parle d’hypercholestérolémie au-delà, la vigilance est de mise dès 1,30 g/l chez les personnes présentant des marqueurs prédictifs d’événements cardio-vasculaires. Plus ceux-ci sont nombreux, plus le niveau de LDL doit être minimisé. Vos analyses doivent toujours être interprétées par un médecin, le seul à pouvoir déterminer la bonne conduite à tenir.

Cholestérol débutant et/ou modéré : un régime ciblé

C’est quoi : le cholestérol est une molécule de graisse produite par l’organisme. Il participe notamment à la préservation des cellules et la sécrétion de certaines hormones, telles que la progestérone, les œstrogènes et la testostérone. Mais il n’est bénéfique qu’à haute densité : c’est le fameux HDL. Quand les protéines qui le constituent sont de basse densité, elles forment ce qu’on appelle le « mauvais cholestérol » ou LDL. Lorsque ce LDL est présent en excès, il se fixe sur les parois des artères, favorise la formation de plaques d’athérome qui rétrécissent ces dernières et décuple ainsi la probabilité de développer des maladies cardiovasculaires. Pour le faire baisser, le premier bon réflexe consiste à adapter son alimentation.

Pourquoi ça marche : le fait de diminuer ses apports en graisses saturées provenant des mets d’origine animale (beurre, charcuterie et viandes rouges), de certains produits végétaux (huile de palme et de coco) et de la grande majorité des plats industriels a une efficacité prouvée. Tous ces aliments provoquent en effet une augmentation du LDL dans le sang. Inversement, il faut faire la part belle aux amandes qui limitent son assimilation ou au son d’avoine, riche en fibres solubles, composés qui « capturent » le LDL. Du côté des huiles, privilégiez le colza et le tournesol. Afin de faire les bons choix dans les rayons, n’hésitez pas à vous référer au site ou à l’appli Open Food Facts.

Comment ça se passe : une amélioration est généralement constatée au bout de quelques semaines. En l’absence de résultats positifs après trois mois, parlez-en à votre généraliste.

Cholestérol installé et élevé : la stratégie médicamenteuse

C’est quoi : lorsque l’approche diététique ne suffit pas à ramener le taux de LDL vers un niveau plus convenable et que l’on présente des facteurs de risques cardiovasculaires avérés, un traitement dit hypolipémiant est susceptible d’être prescrit par votre médecin. Cela peut s’imposer chez certaines personnes qui souffrent d’hypercholestérolémie à cause de prédispositions familiales, indépendamment de leur alimentation.

Pourquoi ça marche : il existe plusieurs types de médicaments. Ceux qui figurent le plus fréquemment sur les ordonnances sont les statines, qui opèrent sur la synthèse de LDL et empêchent sa libération dans la circulation sanguine. Cinq types de statines sont commercialisés en France. Quand l’hypercholestérolémie est majeure, on recourt parfois aussi aux fibrates, qui boostent le bon cholestérol et minorent les triglycérides, autres lipides sanguins préjudiciables pour les artères. Les statines sont parfois combinées à l’ézétimibe, qui inhibe l’absorption intestinale du mauvais cholestérol.

Comment ça se passe : le traitement doit être pris au long cours, mais il faut régulièrement réévaluer sa posologie et son utilité.

Merci au Dr Boris Hansel, endocrinologue nutritionniste à l’Hôpital Bichat-Claude-Bernard, à Paris.

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