Implants contraceptifs : deux cas de migration dans les poumons inquiètent

Une association a alerté, jeudi 31 octobre, sur le cas de deux femmes dont les implants contraceptifs avaient migré dans les poumons. En 2016, des signalements avaient déjà été faits en France, et cet été au Portugal.

L’AVEP (association des victimes d’embolie pulmonaire et AVC liés à la contraception hormonale) a communiqué jeudi 31 octobre avoir reçu le témoignage de deux femmes dont les implants contraceptifs s’étaient retrouvés dans leurs poumons, nécessitant de lourdes opérations. Ces accidents graves sont survenus en 2017 et 2019.

Si plusieurs cas ont déjà été recensés, en France et ailleurs, les causes peinent encore à être identifiées, et les risques à être évalués.

Une trentaine de cas déjà signalés

Généralement insérés sous la peau, à l’intérieur du bras, les implants se sont retrouvés dans les poumons de deux femmes, après être passés dans le système sanguin. L’ablation d’une partie des poumons touchés a été évitée de justesse. Ces accidents sont potentiellement fatals, et pas si rares que cela.

D’après les témoignages que recense l’AVEP sur son site internet, ces migrations provoquent des embolies pulmonaires : une artère irriguant le poumon est alors bloquée. Des signalements avaient déjà été relayés en 2016, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) avait alors fait état d’une trentaine de cas de migration à sa connaissance (pas forcément jusqu’aux poumons). Une mention faisant état du risque avait alors été ajoutée dans la notice des implants.

Pas encore de réelle étude sur le sujet

Des accidents de ce genre ne sont pas exclusifs à des implants utilisés en France. Un autre cas de migration d’implant a été recensé au Portugal, en juillet dernier, sur une femme de 31 ans.

Selon le British medical journal qui a relayé l’histoire, il est possible que de tels accidents soient dus à une implantation trop profonde ou une activité sportive trop intense. La revue britannique estime que ces cas sont “rares”. En France, hormis la mention du risque dans les boîtes des dispositifs, les agences de santé ne font état d’aucune étude à ce jour.

Si l’implant est loin d’être le dispositif contraceptif le plus prisé des françaises, elles sont tout de même 200 000, chaque année, à y avoir recours, d’après l’ANSM.

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