La fille de Brest : de quelle histoire vraie ce film s’inspire-t-il ?

À l’occasion de la diffusion du film La fille de Brest dimanche 14 novembre 2021, à partir de 13h30 sur Arte, Télé Star vous dévoile si le scénario de ce long-métrage est basé sur un véritable scandale ou pas.

Sorti au cinéma en 2016, le film intitulé La fille de Brest, porté par Sidse Babett Knudsen et Benoît Magimel, sera diffusé dimanche 14 novembre 2021, à partir de 13h30 sur la chaîne franco-allemande Arte. Réalisé par Emmanuelle Bercot, ce long-métrage met en scène le personnage de la pneumologue Irène Frachon, incarnée à l’écran par Sidse Babett Knudsen. Confrontés à des cas de valvulopathie et d’hypertension artérielle pulmonaire, des médecins du CHU de Brest soupçonnent un lien avec la prise d’un médicament, le Mediator, commercialisé par les laboratoires Servier. Avec l’aide d’un chercheur, interprété par Benoit Magimel, Irène Frachon s’improvise lanceuse d’alerte.

Ce long-métrage est en réalité l’adaptation cinématographique du livre de la véritable Irène Frachon, intitulé Mediator 150 mg : combien de morts ?, paru en 2010 chez l’éditeur brestois Dialogues. Le film retrace sa lutte pour révéler ce qui deviendra l’affaire du Mediator, et dénoncer les risques de ce médicament, le benfluorex. Cet antidiabétique a été commercialisé pour la première fois en 1976. Par la suite, la revue Prescrire fut la première à critiquer l’efficacité du médicament dès 1997, et à s’interroger sur les risques cardiovasculaires. Cependant, ce n’est que 10 ans plus que la pneumologue Irène Frachon alerte les autorités sanitaires des risques de problèmes cardiaques liés à la prise du Mediator.

La fille de Brest : 500 morts officiellement liées au Mediator

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) retirera finalement le médicament du marché en 2009. À l’époque, pas moins de 300 000 personnes étaient alors traitées par le Mediator. Au total, 7 millions de boîtes ont été vendues depuis sa commercialisation, ce qui représente un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. Il faudra ensuite attendre le mois de novembre 2010 pour que le chiffre de 500 morts soit confirmé officiellement par la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM). Le procès de Jacques Servier a eu lieu entre 2012 et 2013. L’Agence du Médicament a également été mise en examen dans cette affaire.

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