La réadaptation cardiovasculaire après un infarctus, c'est quoi ?

Après un infarctus du myocarde, il faut réapprendre à vivre : pratiquer une activité physique, mieux manger mais aussi reprendre confiance en soi. C’est tout l’objectif des programmes de réadaptation cardiovasculaire.

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L’infarctus du myocarde met le corps à rude épreuve. Cet accident, que l’on appelle aussi « crise cardiaque », détruit une partie du cœur qui ne parvient donc plus à fonctionner à plein régime.

Progressivement, il faut alors réhabituer le corps à pratiquer des activités physiques. C’est le principe de la réadaptation cardiovasculaire, qui facilite la reprise de la vie quotidienne et professionnelle et diminue de 30 % la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires après un infarctus.

Une à deux semaines après l’infarctus

La réadaptation cardiovasculaire s’adresse à toutes les personnes qui ont subi un infarctus du myocarde. Elle commence une à deux semaines après la crise cardiaque, d’abord à l’hôpital, puis dans un centre spécialisé quelques heures par semaine, pendant plusieurs semaines.

Concrètement, ces programmes associent activités physiques, consultations et conseils pratiques. Plusieurs professionnels de santé – des cardiologues, des nutritionnistes, des tabacologues ou encore des kinésithérapeutes – se réunissent pour élaborer un programme thérapeutique personnalisé qui améliorera la santé cardiaque et la qualité de vie du patient.

Entraînement à l’effort, relaxation, soutien psy…

Comme ce programme est personnalisé, son contenu dépend de chaque patient. Il démarre néanmoins par une même étape : une épreuve d’effort, qui permet à l’équipe médicale d’évaluer les capacités physiques et cardiaques du patient et de fixer des objectifs de réadaptation.

Le programme se compose généralement de cinq volets :

– Des exercices de réentraînement à l’effort, par exemple sur tapis roulant ou vélo d’appartement, pour renforcer l’endurance du cœur ;

– Des exercices de renforcement musculaire ;

– Des séances de relaxation pour travailler la respiration et la gestion des angoisses ;

– Des conseils de spécialistes pour lutter contre les facteurs de risque cardiovasculaire en modifiant les habitudes néfastes pour le cœur comme le tabac, la sédentarité ou une alimentation déséquilibrée ;

– Un soutien psychologique pour apprendre à gérer son stress et à reprendre confiance en soi après l’accident, vécu parfois comme un traumatisme.

L’infarctus n’est pas la seule indication à la réadaptation cardiovasculaire : une angine de poitrine, une insuffisance cardiaque ou une opération du cœur sont aussi des situations dans lesquelles elle est recommandée.

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