Le créateur d'« Emily in Paris » voulait qu’elle « ait l’air authentique »

Depuis sa mise en ligne début octobre sur Netflix, Emily in Paris est l’une de séries les plus commentées sur les réseaux sociaux. Les clichés sur la capitale française et la population parisienne servis à la pelle dans chaque épisode navrent, agacent ou amusent les internautes selon leur sensibilité.

« Je voulais vraiment tourner à Paris pour que ça ait l’air authentique, mais aussi parce que je voulais offrir aux téléspectateurs une expérience spéciale », a pourtant expliqué Darren Star, le créateur du show, lors d’une masterclass préenregistrée et diffusée en ligne dans le cadre du festival Canneséries.

Il a raconté s’être inspiré de Rebecca Leffler, une Américaine qui a notamment été journaliste cinéma pour Canal+ et a travaillé dans la publicité. « [La série] est beaucoup plus glamour que ma vraie vie », a nuancé cette dernière qui a été « consultante créative » sur le tournage.

« Je rêvais d’être un expatrié »

L’Américain de 59 ans, qui a lancé quelques-unes des séries phares des années 1990 (Beverly Hills, Melrose Place, Sex and the City…) a confié être « francophile » depuis sa jeunesse. « J’avais 19 ans quand je suis venu à Paris pour la première fois. Je suis tombé amoureux de la ville, et je suis revenu aussi souvent que j’ai pu. A un moment, j’ai même vécu 11 mois à Paris et je me suis toujours imaginé ce qu’aurait pu être une vie d’expatrié à Paris, a-t-il confié. Je rêvais d’être un expatrié et
en faisant la série, j’ai pu faire cette expérience que j’espère pouvoir poursuivre [avec une saison 2 d’Emily in Paris]. »

Pour Darren Star, cette série « est une façon d’explorer le multiculturel et de toucher la nouvelle génération ». Jointe par 20 Minutes à l’occasion d’un article sur les clichés liés à la France, la journaliste Lindsey Tramuta, née aux Etats-Unis et naturalisée française, déplorait au contraire qu’Emily in Paris ne reflète pas la dimension cosmopolite de la capitale française. « Vu la sensibilité autour de ces sujets aux Etats-Unis, il est choquant qu’une production américaine n’ait pas mieux réfléchi à ces aspects. On continue avec ce blanchissement de la vie. Socialement et économiquement parlant, c’est une série à côté de la plaque », cinglait-elle.

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