Les 10 expositions à Paris les plus attendues de la rentrée | Vogue Paris

Guide ultime des meilleures expositions à voir à Paris cet automne.

Coco Chanel, Man Ray, Cindy Sherman… La rentrée culturelle mise sur les grands noms le temps d'expositions qui attisent déjà notre curiosité. Guide des plus attendues de cet automne.

Pierres précieuses

Ceux qui vouent un culte à la lithothérapie trouveront leur bonheur au Muséum national d'Histoire naturelle qui consacre une grande exposition aux pierres précieuses. Pensée par Van Cleef & Arpels, l'exposition monomaniaque retrace l'histoire de ces pierres aux multiples pouvoirs, des minéraux ancestraux dont elles sont extraites aux bijoux qui les subliment. 800 minéraux, gemmes, objets d'art et créations joaillières précieusement prêtées par Van Cleef & Arpels se dévorent des yeux au fil d'un parcours passionnant qui couvre l'histoire de notre Terre et des Hommes. Incontournable.

© Getty Images / Rosanna U

Pierres précieuses, du 16 septembre 2020 au 14 juin 2021, Grande Galerie de l'Evolution, 36 rue Geoffroy Saint-Hilaire 75005 Paris www.jardindesplantesdeparis.fr/

Giorgio de Chirico

Coup de projecteur sur l'oeuvre de l'artiste italien Giorgio de Chirico au regard de ses influences artistiques et philosophiques, de Munich à Turin en passant par Paris où il côtoie les cercles culturels et littéraires les plus en vogue, dont ceux des surréalistes qui l'ont tant inspiré.

Giorgio de Chirico (1888-1978) Il Ritornante 1917-1918 Huile sur toile 94 x 77.9 cm Paris, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle

© ADAGP, Paris, 2020

Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique, du 16 septembre au 14 décembre 2020 Musée de l'Orangerie, Jardin des Tuileries. Place de la Concorde 75001 Paris www.musee-orangerie.fr/

Sarah Moon

Ses clichés poétiques au grain flouté célébrant une féminité délicate séduisent les grands magazines de mode, dont Vogue Paris, qui collaborent durant de longues années avec elle. Le Musée d'Art Moderne propose aujourd'hui une vision plus large du travail de Sarah Moon, intimement lié à l'art cinématographique, jouant avec un lyrisme maîtrisé sur le clair-obscur et la transparence.

Sarah Moon, Pour Yohji Yamamoto, 1996 Sarah Moon, Le pavot, 1997

© Sarah Moon

Sarah Moon, PasséPrésent, du 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021, Musée d'Art Moderne de Paris, www.mam.paris.fr/

Man Ray et la mode

C’est un aspect méconnu du travail de Man Ray, qui a pourtant contribué à l’invention même de la photographie de mode. Lorsque l’artiste emménage à Paris dans les années 20, il fait la connaissance du couturier Paul Poiret, pour qui il commence à travailler sur commande, en tant que photographe, afin de subvenir à ses besoins et poursuivre son activité de peintre. Une première incursion dans la mode dont le résultat est jugé sans intérêt, jusqu’à ce que Man Ray fasse la rencontre de Carmel Snow et d’Alexey Brodovitch, respectivement rédactrice en chef et directeur artistique du magazine Harper’s Bazaar. En appliquant à la photographie de mode les techniques et astuces qu’il utilise pour son travail artistique, Man Ray contribue à enrichir considérablement le traitement de l’image de mode. Jusqu’alors purement documentaire, elle devient terrain d’expérimentation artistique, où décor, mannequin et lumière sont magnifiés autant que le vêtement. Après l'exposition marseillaise donnée au Musée Cantini, Man Ray et la mode investit les murs du Musée du Luxembourg en septembre. S'offriront au regard des créations Schiaparelli, Worth, Jean Patou ou encore Jeanne Lanvin mises en dialogue avec les photographies de mode, certaines très rares, de Man Ray.

Man Ray Lee Miller, le visage peint 1930 circa – 1980 épreuve gélatino argentique, tirage tardif 30,9 x 22,1 cm Milan, Fondazione Marconi

© Man Ray Lee Miller, le visage peint 1930 circa – 1980 épreuve gélatino argentique, tirage tardif 30,9 x 22,1 cm Milan, Fondazione Marconi © collection particulière, courtesy Fondazione Marconi © Man Ray 2015 Trust / Adagp, Paris 2020

Man Ray et la mode, du 23 septembre 2020 au 17 janvier 2021, Musée du Luxembourg 19, rue Vaugirard 75006 Paris https://museeduluxembourg.fr/fr

Cindy Sherman

Cindy Sherman en majesté. C’est l’actualité réjouissante de la Fondation Louis Vuitton qui accueille une grande exposition curatée par l’artiste elle-même. Sur plus de 1500 m², plus de 170 œuvres – de 1975 à aujourd’hui – racontent les thèmes qui traversent la carrière de l’artiste, l’identité ou les stéréotypes sociétaux teintés d’un voile cinématographique aux accents fifties qui a fait sa signature. Une occasion unique de percevoir notamment les jeux de rôles de Cindy Sherman, adepte de l’auto-mise en scène et du travestissement, à la fois sujet, make-up artist, coiffeur et photographe dans des clichés poignants à l’influence considérable. En parallèle, Cindy Sherman a réuni dans Crossing views une soixantaine d’œuvres issues de la riche Collection de la Fondation mettant en lumière 20 artistes français et internationaux.

Cindy Sherman | Untitled #582, 2016 | Courtesy of the artist and Metro Pictures, New York

© 2019 Cindy Sherman

Une rétrospective (1975 – 2020) ; Crossing views, regards sur un nouveau choix d’œuvres de La Collection, du 23 septembre 2020 avril au 3 janvier 2021, Fondation Louis Vuitton, 8 Avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris https://www.fondationlouisvuitton.fr/

Gabrielle Chanel, Manifeste de mode

A l'occasion de sa réouverture le 1er octobre 2020, le Palais Galliera consacre une exposition d'envergure à Gabrielle Chanel, qui, partie de rien, a réussi à créer un empire : la maison de couture Chanel, par la suite savamment éclairée par le génie de Karl Lagerfeld. Amoureuse libérée, philanthrope avisée, libératrice des femmes… La créatrice a vécu mille vies, guidée par son anticonformisme fiévreux. Une vie romanesque, et une carrière exceptionnelle façonnée à corps perdu pour libérer celui, corseté, des femmes de son époque en dessinant les contours d'une nouvelle féminité, plus libre et racée, avec ses vêtements épurés aux lignes franches. Un destin hors norme qui méritait bien une grande rétrospective. C'est donc au coeur de ce Palais Galliera vampé que la première rétrospective en France dédiée à Gabrielle Chanel prendra vie à l'automne.  Soutenue par Chanel, l'exposition articulée en 10 chapitres, jalonnée de plus de 350 pièces, retracera les grandes périodes de sa vie et de sa mode, au regard de l'évolution des moeurs et de la société, et décryptera les codes de la maison Chanel, garants d'un style et d'une allure intemporels.

Richard Avedon. Gabrielle Chanel et Suzy Parker, ensembles Chanel, Paris, Janvier 1959

© The Richard Avedon Foundation

Gabrielle Chanel, Manifeste de mode, du 1er octobre 2020 au 14 mars 2021, Palais Galliera 10 Avenue Pierre 1er de Serbie, 75016 Paris www.palaisgalliera.paris.fr/

Luxes

Qu'est-ce que le luxe ? Existe-t-il un luxe ou plusieurs luxes ? C'est autour de cette vaste question que s'articule la prochaine exposition du Musée des Arts décoratifs qui interroge l'histoire et notre rapport au luxe au fil des époques, de l'antiquité à aujourd'hui. Incarnée par plus de 100 pièces précieuses, entre créations couture et objets d'art de haut vol, l'exposition témoigne avant tout de la folie créative des couturiers, bijoutiers et autres créateurs de rêve, à commencer par les marchands merciers que l'on peut considérer comme les premiers directeurs artistiques.

Karl Lagerfeld pour Chanel, Collection Métiers d’art, New-York Look 84, 2018

© O.Saillant/Chanel

Luxes, du 15 octobre 2020 au 2 mai 2021, Musée des Arts décoratifs, 39 Rue Bouffard, 33000 Bordeaux https://madparis.fr/

Matisse, comme un roman

A Beaubourg, on célèbre le 150ème anniversaire de la naissance d’Henri Matisse. Mais loin d’une rétrospective académique, le Centre Pompidou met en lumière les liens fusionnels entre l’œuvre du peintre et la littérature. Ami des écrivains – il a illustré les poèmes de Mallarmé et fait l’objet d’un écrit d’Aragon (Henri Matisse, roman), amoureux des mots qui ont inspiré nombre de ses toiles… L’exposition, la plus grande organisée en France depuis celle du Grand Palais en 1970, raconte la vie et l’œuvre de ce chef de file du fauvisme tel un roman découpé en 9 chapitres. On pensait tout connaître de Matisse, on se trompait…

Henri Matisse Marguerite au chat noir, 1910 Huile sur toile, 94 x 64 cm Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris. Don de Madame Claude Duthuit en mémoire de Claude Duthuit, 2013

© Succession H. Matisse, Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Georges Meguerditchian/Dist. RMN-GP

Matisse, comme un roman, du 21 octobre 2020 au 22 février 2021, Centre Pompidou, Place Georges-Pompidou, 75004 Paris www.centrepompidou.fr/

Le Corps et l’Âme

Après l'exposition de tous les records dédiée à Leonard De Vinci, le Musée du Louvre mise cet automne sur les figures de l’art italien avec Le Corps et l’Âme, qui donne à voir les plus grands maîtres du genre, de Donatello à Michel-Ange. Prolongeant l’exposition Le Printemps de la Renaissance de 2013, elle explore les grandes périodes de la sculpture en Italie, qui connaît son apogée à la Renaissance grâce au génie de Michel-Ange, à travers le prisme de la représentation de l’être humain, sans cesse réinventée et aiguisée via des techniques de plus en plus innovantes au fil des époques.

Tullio Lombardo, Bacchus et Ariane Vienne Kunsthistorisches Museum

© DR

Le Corps et l’Âme. De Donatello à Michel-Ange. Sculptures italiennes de la Renaissance, du 22 octobre 2020 au 18 janvier 2021, Musée du Louvre, Hall Napoléon, Rue de Rivoli, 75001 Paris www.louvre.fr/

Noir et Blanc : une esthétique de la photographie

Véritable objet de culte, le noir et blanc en photographie a ce pouvoir de révéler les émotions que la couleur ne descelle pas. Willy Ronis y a recourt pour raconter une époque d’insouciance, Helmut Newton s’en empare jusqu’à l’obsession, Gustave Le Gray, en avance sur son temps, en fait l’objet de ses expérimentations. Cette année, avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France, le Grand Palais célèbre cette esthétique plurielle en exposant sur ses cimaises plus de 300 tirages en noir et blanc, du XIXème siècle à aujourd’hui, témoins des nombreuses appropriations et audaces de ces experts du genre, plus de 200 réunis. En somme, l’une des plus belles expositions à voir quelques mois avant la fermeture du Grand Palais pour 4 ans. Une apothéose sur papier glacé qui ne se vit qu’une fois, donc.

Flor Garduño Canasta de Luz Supmango Guatemal 1989 tirage argentique Bibliothèque nationale de France

© Flor Garduño © BnF – Département des Estampes et de la photographie

Noir et Blanc : une esthétique de la photographie, du 12 novembre 2020 au 4 janvier 2021, Grand Palais, galerie Sud-Est, 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris www.grandpalais.fr/

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