Les films à voir au cinéma en novembre 2021

Quels sont les films à voir en salle pour ce mois de novembre ? Films inspirés de livres, films français, films biographiques, films émouvants, la saison plaide continue d’offrir un panel de choix cinématographiques. 

On est ému par l’adaptation du roman éponyme d’Annie Ernaux sur l’odyssée intime d’une jeune femme forcée d’avorter clandestinement dans la France des sixties dans L’Évènement, on est captivé par le film biographique Suprêmes qui retrace les débuts du duo de rappeurs de NTM, ou encore on est secoué par Olga, le destin d’une incroyable gymnase fuyant son pays.

Petit rappel sanitaire tout de même, le pass sanitaire est toujours obligatoire à l’entrée du cinéma (justificatif de vaccination ou test Covid négatif).

L’Évènement d’Audrey Piwan

Adapté du roman éponyme d’Annie Ernaux, L’Évènement raconte le combat d’une jeune fille, Anne (Anamaria Vartolomei)) pour se faire avorter. Loin d’être anachronique, alors que l’IVG est encore menacé voire interdit dans de nombreux pays, la deuxième réalisation d’Audrey Diwan nous confronte à l’horreur patriarcale, la douleur, le sang. Un long-métrage radical et habité.

En salle le 27 novembre.

EB.

Suprêmes d’Audrey Estrougo 

NTM est peut-être le plus grand groupe de hip-hop français. Plutôt que de cocher scolairement toutes les cases du biopic officiel, Suprêmes se concentre sur la fin des années 80 et le tout début des années 90, quand NTM était composé de vingt lascars casse-cous (!) et donne vie à des scènes toutes en sueur, sensibles et incarnées, entre les deux héros – Kool Shen et Joey Starr – et leur crew.

Audrey Estrougo pose un regard délicat sur l’ascension fulgurante de Kool Shen (Sandor Funtek, complètement habité par son rôle) et Joey Starr (Théo Christine, génial aussi). Plutôt que d’en faire des bad boys, la réalisatrice s’attarde sur la dimension attachante des personnages : de pères violents en fils malaimés, le phénomène NTM s’est bâti sur un vide affectif comblé par une histoire d’amitié.

À travers un montage d’archives (politiciens et médias de l’époque) qui vient ponctuer l’ascension du duo, le film dresse le portrait en creux d’une jeunesse issue des banlieues et abandonnée par les politiques. On se reconnecte avec la portée contestataire des morceaux, leur force corrosive face à l’injustice sociale et le comportement de certains policiers dans les cités. Un point de vue qui fait du bien.

En salle le 24 novembre.

EB.

Memoria d’Apichatpong Weerasethakul

Memoria. Onze ans après sa Palme d’or pour Oncle Boonmee, le cinéaste thaïlandais déploie son imaginaire dans une nouvelle rêverie zen avec la star Tilda Swinton. Souffrant de mystérieux acouphènes, l’actrice déambule dans l’ambiance moite de Bogotá en quête d’une révélation. Un trip animiste et sensoriel dans lequel s’invite, entre autres, une soucoupe volante.

Memoria d’Apichatpong Weerasethakul, avec Tilda Swinton, Jeanne Balibar. En salle le 17 novembre.

EB.

Olga d’Élie Grappe

Olga est une brillante gymnaste ukrainienne qui s’exerce pour les J.O. Mais on est en 2013, et elle doit rejoindre la Suisse en raison des affrontements entre le pouvoir et les manifestant·es de son pays. Ce premier film à vif raconte la contagion du monde sportif par le monde politique et les sacrifices qu’implique l’engagement. C’est aussi un témoignage sensible sur le lien mère-fille. À découvrir.

Olga d’Élie Grappe, avec Théa Brogli, Anastasia Budiashkina. En salle le 17 novembre.

EB.

Compartiment n°6 de Juho Kuosmanen

Un train, une jeune femme, un inconnu… Voici tous les ingrédients réunis pour une romance sur fond de steppe russe. Sauf qu’elle est étrangère, lesbienne et chercheuse, et lui ouvrier et alcoolique. Une affection va pourtant naître entre ces deux âmes solitaires et donner lieu à un beau voyage à huis clos, nocturne et hypnotique, érigeant ce film, Grand prix à Cannes, en formidable catalyseur de fiction.

Compartiment n°6 de Juho Kuosmanen, avec Seidi Haarla et Yuriy Borisov. Déjà en salle.

EB.

Les Olympiades de Jacques Audiard

Paris 13e, quartier des Olympiades. Emilie rencontre Camille qui est attiré par Nora qui elle-même croise le chemin de Amber. Trois filles et un garçon. Ils sont amis, parfois amants, souvent les deux. Le film a été présenté au Festival de Cannes 2021.

Retrouvez l’interview en 7 indices de Jehnny Beth, la chanteuse et leader du groupe Savages, qui incarne une « cam girl » pour le nouveau film de Jacques Audiard, disponible dans le magazine Marie Claire de décembre 2021.

En salle le 3 novembre.

MH.

Aline de Valérie Lemercier

Québec, fin des années 60, Sylvette et Anglomard accueillent leur 14e enfant : Aline. Dans la famille Dieu, la musique est reine et quand Aline grandit on lui découvre un don : une voix en or. Lorsqu’il entend cette voix, le producteur de musique Guy-Claude n’a plus qu’une idée en tête… faire d’Aline la plus grande chanteuse au monde. Épaulée par sa famille et guidée par l’expérience puis l’amour naissant de Guy-Claude, ils vont ensemble écrire les pages d’un destin hors du commun.

Valerie Lemercier, n’est pas simplement la réalisatrice de ce film inspiré de la vie de Céline Dion, elle y incarne aussi le rôle principale. Retrouvez dans le magazine Marie Claire de décembre 2021, la photo d’enfance de l’actrice et son souvenir de jeune demoiselle d’honneur âgée d’à peine 3 ans pour le mariage de sa tante.

MH.

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