Longe-côte : les bienfaits de cette marche aquatique

Ce sport accessible et convivial fait des émules sur tout le littoral français, de la Bretagne à la Provence.

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La meilleure façon de marcher serait-elle dans l’eau ? C’est le principe du longe-côte qui consiste à longer la côte, mais côté mer, d’où son nom. Conçue en 2005 vers Dunkerque par un moniteur d’aviron, cette activité s’est étendue et démocratisée.

Une marche aquatique

Il s’agissait à l’origine d’une forme de musculation dans l’eau, avec pagaie, pour compléter l’entraînement des rameurs. Cette activité de pleine nature a ensuite essaimé sur tout le littoral, avec ou sans accessoire. De nombreux clubs se sont créés, et le sport est affilié à la Fédération française de randonnée. Comme la rando, il se pratique en groupe et à tout âge. Et le principe est simple : on marche, avec de l’eau légèrement au-dessus du nombril. Inutile de savoir nager, il suffit d’être à l’aise dans l’eau !

Un massage naturel

Le longe-côte présente un avantage majeur  : l’eau porte le corps, ce qui épargne les articulations. La marche en elle-même favorise le retour veineux, et la résistance de l’eau (surtout quand elle est fraîche) offre un drainage lymphatique naturel. Un double effet idéal pour stimuler la circulation sanguine. En plus, le terrain légèrement inégal, un peu de houle ou de ressac obligent à maintenir sa stabilité et font travailler la posture et l’équilibre, stimulant la musculature profonde. Et si on s’aide des bras pour avancer, on renforce aussi les muscles du haut du corps. Une séance d’une heure suffit généralement à ressentir un agréable délassement musculaire.

Un équipement adapté

Tout dépend de la température de l’eau. En été, un maillot de bain une pièce peut suffire, avec des chaussons aquatiques pour protéger les pieds. Pendant les périodes de l’année plus fraîches, une combinaison intégrale ou semi-intégrale est nécessaire, ainsi que des gants et des bottillons spéciaux, voire une cagoule. Pour faire travailler davantage les bras pendant la marche, on peut utiliser une pagaie, des plaquettes de natation ou des gants palmés.

Le point avec une spécialiste

En quoi consiste cette marche aquatique ?

Le pas du « longeur », comme on appelle un pratiquant de longe-côte, est un mode de déplacement particulier : on ne court pas, on ne saute pas, on s’incline légèrement vers l’avant pour glisser dans l’eau. Et si on utilise une pagaie, il ne s’agit pas de ramer avec, mais de pousser l’eau pour se propulser.

Où peut-on en faire ?

Cette activité est en pleine expansion ! On la pratique (jamais seul, pour éviter les risques inhérents à l’eau) sur toutes les côtes françaises, y compris outremer, et même dans certains lacs et étangs. D’autres pays s’en sont emparés : Italie, Espagne, Allemagne, Tunisie, Algérie… Et des compétitions, ouvertes à toutes les classes d’âge, sont même organisées.

Merci à Sophie Chipon, présidente du club Alison Wave Attitude, à Mandelieu (Alpes-Maritimes).

Article paru dans le numéro Femme Actuelle Jeux Cocoon n°1 juillet-août 2021

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