Marvel's Guardian of The Galaxy : Square Enix présente son story-driven game

C’est ce soir que l’éditeur japonais a tenu un nouveau Square Enix Presents. L’occasion pour ses équipes de présenter le prochain jeu de Eidos Montréal : Marvel’s Guardian of The Galaxy !

Alors que la communauté gaming avait déjà des soupçons sur ce qui nous attendait concernant cette révélation, Eidos-Montréal nous a ce soir présenté son nouveau projet : Marvel’s Guardian of The Galaxy. A cette occasion, on a pu s’entretenir avec Patrick Fortier, gameplay director, et Jean-François Dugas, directeur créatif senior. Mais avant tout, retour sur le jeu qui sera disponible à partir du 26 octobre 2021. Les précommandes sont d’ailleurs déjà disponibles.

Marvel’s Guardian of The Galaxy : à votre tour d’être Star Lord

Concrètement, si vous avez suivi comme nous la conférence, vous avez déjà quelques idées sur le jeu. Il ne s’agit pas un RPG classique où vous pouvez interchanger de personnage à votre guise, mais bien d’un singler-player story-driven d’action et d’aventure à la troisième personne. Pour résumé, vous allez incarner Peter Quill, alias Star Lord, chef autoproclamé des Gardiens de la Galaxie. A travers Star Lord, personnage central des Gardiens de la Galaxie, vous allez devoir avancer dans l’histoire.

En parlant de l’histoire, vous l’avez probablement remarqué mais chaque joueur créera son propre scénario. C’est-à-dire que vous aurez une forme de libre arbitre via un système d’actions et de conséquences. Vous pourrez donc partir à la découverte de la galaxie en discutant avec vos coéquipiers et, in fine, en prenant vos propres décisions selon ce qu’il vous semble le plus intéressant, le plus cohérent ou le plus ambitieux (rayer la mention inutile).

C’est d’ailleurs exactement ce que Patrick nous explique : “Comme dans la vraie vie lorsque tu travailles dans une équipe. Tu ne contrôles pas l’équipe. Des fois, il y a des membres de l’équipe qui ne sont pas de bonne humeur le matin, il y a des fortes personnalités qui ont des idées tranchées sur un sujet donné. Donc ça va, ça vient. C’est une dynamique qui est complètement différente de “Je suis le patron, je décide, je fais ce que je veux”. Y a quelque chose là qui correspond bien aux Gardiens de la Galaxie. En incarnant Peter Quill, l’histoire devient une jonglerie avec les autres Gardiens où on joue avec les caractères des uns et des autres en mode “Ok, lui il est content, lui il est pas content, est-ce que je fais confiance à mon équipe dans une situation donnée ? Est-ce que je les suis ? Est-ce que je ne les suis pas ?” C’est là aussi où rentre en ligne de jeu le côté choix/conséquences qui est quand même un élément assez clé de Eidos Montréal. Donc tout ça mis ensemble ça a donné quelque chose d’unique, qui était différent mais qui correspondait bien aux Gardiens de la Galaxie.

Réussir à s’approprier une licence populaire et un personnage emblématique

Lorsqu’on cherche à adapter des licences qui sont aussi populaires que celles de Marvel, on peut s’attendre à des ratés ou des déceptions lorsque le jeu n’est pas à la hauteur des attentes ou que le marketing de la marque change du tout comme ça a été le cas avec les derniers Pokemon et leurs DLC. Pourtant, l’équipe de Eidos Montréal a fait un travail titanesque afin de s’imprégner de l’histoire et des personnages des Gardiens de la Galaxie.

Jean-François le dit lui-même d’ailleurs “Ma réponse la plus transparente possible c’est que peu importe le projet sur lequel je travaille, la première étape que je fais est de s’immerger complètement dans le matériel source. Pour les Gardiens de la Galaxie, on a plongé dans les comics books. On les a lus, on a fait le tour. On s’est vraiment éclatés à faire ça parce que avant d’arriver sur le projet, on a tous des passions, des épreuves dans notre vie qui nous ont marqué. Mais lorsque tu travailles sur un nouveau projet, il faut que tu sois plus pointu. Puis je dirais, pour être complètement honnête, j’ai connu les Gardiens de la Galaxie quand le 1er film est sorti. Je ne connaissais pas les comics books. Et je suis tombé amoureux de cette licence parce que les personnages sont tellement éclectique, tellement hauts en couleurs. Y avait beaucoup de potentiel.”

Le jeu se concentre néanmoins sur la vision d’un seul personnage : Star Lord, chef autoproclamé des Gardiens de la Galaxie. Rendre hommage à un personnage aussi ambivalent peut s’avérer compliqué, surtout que, comme le souligne Jean-François “Peter est né dans les années 70. Il a grandi dans les années 80. Ses schémas d’influences des années 80 et il a été kidnappé et lancé dans l’univers cosmique. Donc il est peu arrêté sur ses vieilles idées qui sont un peu déconnectées de la réalité comme la musique mais aussi les jeux vidéo. Et ce qui est le fun c’est que c’est un adolescent. Ce n’est pas encore un homme. Il pense qu’il l’est mais il manque encore de maturité. Il pense que son charisme est suffisant pour pouvoir avancer dans l’aventure. C’est là que c’est intéressant parce qu’on est tous humain. On a de belles qualités, on a de bons défauts et on cherche toujours à s’améliorer, à devenir un meilleur être humain. Et quand on parle de Peter, c’est la même logique.”

Le jeu est cependant plein d’humour. En effet, avec le côté très décalé de Star Lord, l’équipe de Eidos Montréal a réellement pu prendre plaisir à donner vie au projet. C’est d’ailleurs ce que Patrick avance “Clairement, on a la chance de travailler dans l’industrie du jeu et il y a beaucoup de jeux qui sont sérieux. On ne vit pas, on survit face à des zombies et il se passe des choses très sérieuses. Là on avait l’opportunité de faire quelque chose plein d’humour. Ce n’est pas de l’humour forcé à la minute comme ça, c’est de l’humour qui vient naturellement parce que les personnages sont tellement fidèles à eux mêmes peu importe la situation qu’il y a un décalage. Peter, c’est le véhicule parfait aussi de tout cet humour là. Et l’un des piliers importants du jeu, c’est le côté social, conversation dans leurs relations autant avec l’équipe que dans des situations données, où les personnages importants doivent prendre des décisions. C’est ça le superpouvoir de Peter.”

La musique au cœur des mécaniques de Marvel’s Guardians of The Galaxy

Lorsqu’on voit le trailer du jeu, on devine rapidement que l’une des mécaniques du jeu dépend énormément de la musique de Star Lord. Et qu’elle peut devenir un réel boost dans les combats. Et Patrick nous explique que “Même au niveau game play, il y a une mécanique autour de la musique. En plein combat, tu peux tout arrêter, appeler tout le monde et gérer ton équipe par rapport à la motivation globale. Et Peter s’inspire des chansons qu’il connaît des années 80 pour inventer des speechs inspirants. Et la musique joue pendant le combat, les personnages sont “en feu”.”

De manière générale, le jeu va être énormément guidé par le côté narratif et choix/conséquence proposé. L’équipe de Eidos Montréal voulait proposer une expérience unique dans laquelle le joueur peut totalement s’immerger et dont il peut s’imprégner. Ce qu’il faut retenir de tout ça c’est “La clé c’est d’être l’un des gardiens et que vous allez vivre une très belle aventure, pleine d’humour, de drames. Mais que vous y trouverez toujours de l’espoir, c’est un jeu qui se veut toujours très positif.”

Pour rappel, le jeu sort le 26 octobre prochain et sera disponible sur PC, Xbox One, Xbox Series X|S, PS4, PS5.

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