On a écouté « A nos coeurs », l’album d’Anne Sila qui sort vendredi

  • A nos coeurs, troisième album studio d’Anne Sila, gagnante de The Voice All Stars, sort vendredi.
  • En dix-sept titres, dont deux interludes, l’album donne à entendre une large palette vocale et émotionnelle de l’artiste.
  • « Je reviens sur la scène mettre fin au silence », chante-t-elle dans Derrière le miroir. Dont acte.

Anne Sila bat le fer tant qu’il est chaud. Moins d’une semaine après sa victoire dans The Voice All Stars, la chanteuse de 31 ans livre ce vendredi son nouvel album, A nos cœurs. Une sortie
prévue depuis plusieurs semaines, avant que l’issue du télécrochet de TF1 soit connue.

En dix-sept titres, dont deux interludes, ce troisième opus donne à entendre une large palette vocale et émotionnelle de l’artiste, quitte à perdre en cohérence. « Une explosion de sons sans frontière », promeut le communiqué de presse pour justifier que l’on passe de la fable malicieuse (J’ai attendu le printemps) au duo pop avec Matt Simons (Même si ça fait mal, exploité en single), puis au jazz d’une Carte du tendre anglophone après la ballade A nos cœurs, donnant son titre à l’album.

« Anne au cœur »

A ce sujet, Anne Sila confiait dimanche à 20 Minutes qu’elle voulait dire « trinquons », mais que, lorsqu’elle en a parlé autour d’elle, les gens comprenaient « Anne au cœur ». « Peut-être que, sans m’en rendre compte, c’est « au cœur de moi » », suggérait la lacanienne malgré elle.

Cette chanson correspond au registre sensible qui sied si bien à la trentenaire. Il lui avait réussi lorsque, empruntant les mots de Gilbert Bécaud, elle avait chanté Je reviens te chercher, à Florent Pagny lors de son audition à l’aveugle dans la saison anniversaire de The Voice. Cette reprise, qui figure dans l’album en titre bonus,
l’avait propulsée au rang de grande favorite.

Une autre cover, Göreceksin Kendini, surgit par surprise. La version turcophone de Tu te reconnaîtras, chanson victorieuse de l’Eurovision 1973 que le père d’Anne Sila, d’origine turque, avait l’habitude de lui chanter quand elle était enfant.

« Derrière le miroir, personne ne sait combien il fait noir »

La chanteuse signe ou cosigne dix des chansons du disque. Celle qui ouvre l’album, Derrière le miroir, est de Clotilde Maïnetti. Il y est question des apparences trompeuses, des sourires de façade et des drames en coulisse. « On m’a pris ma lumière, on m’a mise au cachot. Je voulais être fière, j’ai dû courber le dos », dit le couplet. Puis le refrain : « Derrière le miroir, personne ne sait combien il fait noir ».

Difficile de ne pas penser à la tragédie qu’elle a vécu en mai 2014. Son compagnon d’alors l’avait poignardée à vingt reprises. Un an plus tard, elle montait sur la scène de The Voice. Lors de sa participation à l’édition all stars, elle a affirmé que l’émission lui a « sauvé la vie ».

Derrière le miroir n’est en rien au morceau austère, sa mélodie up tempo est tournée vers la pulsion de vie. « Je reviens sur la scène mettre fin au silence », finit-elle par clamer. Ce préambule sonne comme un manifeste : Anne Sila veut s’épanouir et elle a plein de facettes à nous faire entendre.

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