Procès d'Alexandra Richard : 10 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son conjoint violent

Ce week-end, la mère de trois enfants, âgée de 43 ans, a été condamnée en deuxième instance pour le meurtre de son compagnon. 

Le 16 octobre 2016, Alexandra Richard a tué son conjoint avec un fusil de chasse à leur domicile situé à Montreuil-en-Caux en Seine-Maritime. Alors que ce dernier était en état d’ébriété, il l’a menacé de lui « défoncer la gueule » après qu’Alexandra Richard a annoncé vouloir le quitter.« Si elle a saisi cette arme, c’était pour se défendre. Une défense légitime face à cet homme qui aurait pu la tuer », a souligné Quentin Dekimpe, un des avocats de l’accusée. Condamnée à 10 ans de prison en novembre 2020 par la cour d’assises de Seine-Maritime, la mère de famille avait alors fait appel. Samedi dernier, les assises de l’Eure ont rendu leur verdict.

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Le week-end dernier, la cour d’assises d’appel n’a pas retenu la légitime défense et a condamné la femme de 43 ans à 10 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire. « Les débats ont montré qu’il n’y avait pas les moyens de la condamner pour homicide volontaire. Les circonstances de la légitime défense étaient établies. (…) Tous les efforts des luttes féministes sont mises de côté. La parole de la victime est niée. Le système patriarcal est puissant« , a regretté Me Lorraine Questiaux, l’une des avocates de l’accusée.

« Ça ne peut pas être des violences volontaires sans intention de la donner, c’est un meurtre. Elle a à l’évidence des circonstances atténuantes, c’est sûr. Mais on ne peut pas tuer dans ce contexte-là« , a expliqué l’avocat général Patrice Lemonnier. « Alexandra Richard a développé des éléments d’agression, des menaces de mort qui ne sont pas vérifiables. Plus le temps passe, plus elle en rajoute », a-t-il ajouté. Pour les avocats de la mère de trois enfants, les fluctuations des versions sont plutôt le fruit du traumatisme enduré. Une affaire qui fait écho à celle de Valérie Bacot, prostituée, violée et frappée par son mari.

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