Roue de l’année : suivez le calendrier celte pour redécouvrir les saisons

Le calendrier Wicca ou celte s’affiche dans un cercle. Il commence le 1er novembre avec Samhain et célèbre les solstices et équinoxes, en portant les valeurs symboliques et universelles des saisons (semences, récoltes, activités, repos…). Découvrez cette sagesse ancestrale, portée, entre autres sorcières modernes, par Josée-Anne Sarazin-Côté.

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Josée-Anne Sarazin-Côté, auteure du “Grand livre du féminin sacré” (éd. Marabout), se définit comme une sorcière bienveillante, de celles qui aident à se reconnecter à la nature et, surtout, à sa nature profonde en suivant la roue de l’année. Une pratique héritée des druides celtes, simple et salvatrice ! Ses explications.

Qu’est-ce que la roue de l’année ?

“Pour moi, ce qui illustre le mieux la nature cyclique de la vie et de notre Terre est la roue de l’année, issue des anciennes traditions celtes. Il s’agit de huit fêtes sacrées, fondées sur les mouvements des astres et des saisons, suivant les équinoxes et les solstices, qui divisent l’année en huit parties égales. Dans cette tradition, le plus simple est de scinder l’année en deux : six mois de lumière et six mois de noirceur.

  • Les six mois séparant Ostara (le 21 mars) de Mabon (le 21 septembre) correspondent à la période de lumière. Dans cette portion de l’année, la nature se réveille. C’est la même chose pour notre énergie : on a plus de motivation, on est capable d’en faire plus, de remplir ses objectifs.
  • Dans l’autre moitié du cercle, c’est l’inverse. A partir de Mabon (le 21 septembre), la noirceur recommence à prendre le dessus, l’énergie est décroissante. A l’intérieur de nous aussi, un repli vers soi-même se produit. C’est le moment de ralentir, de plus d’introspection, d’amener de la douceur pour nous reposer.

Ces deux périodes travaillent ensemble. Il n’y a pas une énergie plus positive que l’autre. On a tendance à vouloir vivre dans la première moitié du cercle et à négliger la deuxième, pourtant essentielle. C’est comme ça qu’on épuise nos corps et notre énergie mentale.”

Quelles énergies pour Janvier ?

Au mois de janvier, on est encore au cœur de la noirceur, au cœur du repos, du ralentissement. Un conseil : autant que possible, allégez vos horaires, adoucissez votre routine, dormez davantage, ne vous mettez pas trop de pression, demandez de l’aide… C’est le moment de l’année pour être vulnérable, prendre soin de soi, se materner.

Les 8 fêtes sacrées de la roue de l’année

IMBOLC, le 1er février : l’énergie se prépare…

On commence à en avoir marre de l’hiver, on rêve du printemps. Tranquillement, on peaufine tout ce que la saison de noirceur nous a apporté jusque-là. Traditionnellement, à ce moment-là, on sortait les outils qui allaient servir au printemps et à l’été. Imbolc, c’est la lumière au bout du tunnel de la saison de noirceur. On se prépare à la renaissance qui arrive avec Ostara, avec le printemps.

Petit rituel pour Imbolc : aller au bout de son introspection en posant ses pensées sur le papier. Qu’est-ce qui doit être réparé, quelles habitudes auraient besoin d’être changées ?

OSTARA, le 21 mars (équinoxe de printemps) : le début de la saison de lumière !

Il s’agit d’une fête légère et optimise. La nature se réveille tranquillement, tout comme nous. C’est le temps de planter nos graines. Dans nos vies modernes, cela signifie réfléchir à ce qu’on veut mettre en place les six prochains mois.

Petit rituel pour Ostara : écrire sur un papier nos rêves et nos objectifs pour les six prochains mois et les planter en nature, ou dans une plante. Voire l’accompagner de réelles graines : semer ainsi nos intentions et les nourrir au quotidien.

BELTANE, le 1er mai : c’est une fête folle, un peu frivole.

La nuit de Beltane, tout était permis, les gens dansaient, les femmes pouvaient choisir avec qui partager leur lit. C’était aussi une fête où on pouvait entrer en contact avec le monde des fées.

Petit rituel pour Beltane : rêver à cet univers des fées en déposant dans la nature un gobelet rempli de lait ou de miel, des cristaux, des objets métalliques ou des fleurs (les fées les adorent !). A Beltane, j’aime aussi proposer de rêver à sa vie s’il n’existait plus aucune limite. De manière à se rattacher dans cette énergie du 100 % possible.

LITHA, le 21 juin (solstice d’été) : l’apogée de la saison de lumière !

Litha, c’est la journée la plus longue de l’année. Traditionnellement, on célébrait les mariages pendant cette fête de l’amour et de la lumière. Une grande célébration de vie !

Petit rituel pour Litha : se célébrer soi-même, s’offrir un moment qui fait vraiment du bien, s’écrire une lettre d’amour. Aujourd’hui, les femmes ont du mal avec l’amour-propre, alors Litha est une belle occasion de s’honorer et de réaliser à quel point on est fantastique.

LAMMAS (ou Lugnasad) – le 1er août : on se prépare à la saison de la noirceur.

Lors de cette première fête des récoltes, on commence à renouer avec une énergie de gratitude, de révérence envers la nature. C’est une fête où, symboliquement, on prend conscience de ce qui ne sera pas “récolté” : quelle graine ne poussera pas, quel rêve ne se réalisera pas, quel objectif ne nous correspond plus.

Petit rituel pour Lugnasad : faire une mise à jour de nos rêves, de nos objectifs. Il est important de temps en temps de vérifier si c’est toujours ce que l’on souhaite. La vie évolue, tout comme nous, et parfois nos rêves se modifient aussi.

MABON, le 21 septembre (équinoxe d’automne) : le début de la saison de noirceur.

Ce jour-là, il y a autant de lumière que de noirceur. C’est un beau moment pour envoyer de l’amour à sa propre dualité. On a tendance à aimer nos beaux côtés et à dénigrer notre part plus sombre. Or on a besoin de notre ombre autant que de notre lumière. C’est ce qui nous aide à grandir, à évoluer, à briser certains schémas qui nous emprisonnent.

Petit rituel pour Mabon : tester des médiations guidées voir de l’hypnose pour explorer notre subconscient et nous aider à identifier ces blocages qui nous limitent

SAMHAIN – le 1er novembre : un moment de respect tourné vers nos ancêtres

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, Samhain était traditionnellement célébrée du coucher au lever du soleil. Pendant cette nuit où le voile entre les mondes était plus mince, les gens portaient des masques (comme à Halloween) pour tromper ceux de l’au-delà, posaient des chandelles pour éloigner les esprits.

Petit rituel pour Samhain : réfléchir à ce qu’on est prêt à laisser derrière soi : quelle blessure, quelle relation… L’écrire sur le papier et le brûler pour s’en libérer. Pour moi, c’est un portail puissant de mort symbolique.

YULE – le 21 décembre (solstice d’hiver) : l’apogée de la noirceur avant le retour de la lumière

Notre façon de fêter Noël vient de Yule : on se rassemblait pour partager les beaux souvenirs, pour célébrer nos gratitudes ensemble. Cet aspect, on le retrouve avec Noël : l’esprit d’entraide, chaleureux, humble et rassembleur. Pas d’extravagance comme dans les fêtes d’été. Plus intime, plus doux.

Petit rituel pour Yule : se rappeler ce qui est important à Noël. Etre ensemble, partager des souvenirs, des fous rires, sans courir après les cadeaux. Revenir à la simplicité. Une petite tradition à intégrer facilement : le matin du solstice, se lever à l’aube pour accueillir le soleil et le regarder se lever.

Interview de Josée-Année Sarazin-Côté, auteure du “Grand livre du féminin sacré

Québécoise, Josée-Année Sarazin-Côté a plusieurs cordes à son arc. Astrologue, auteur de livres et d’un blog, elle est la fondatrice de Ouitch, une plateforme d’éducation en ligne pour sorcières bienveillantes.

Qu’est-ce qu’une sorcière aujourd’hui ?

Pour moi, une sorcière, c’est une femme qui reprend son pouvoir, qui se recentre vers son cœur pour mieux l’écouter, qui arrête d’être soumise à des attentes de la société, à des chemins tout tracés, qui choisit sa propre voie.

Quel chemin vous a mené à prendre cette voie ?

De formation, je suis journaliste dans le sport. Un jour, j’ai assisté à un festival de yoga qui m’a donné envie de me diriger vers la médiation, la pleine conscience. Et avec l’arrivée de ma fille, quelque chose s’est passé, je voulais être un guide authentique. Or si je voulais enseigner à ma fille l’authenticité, je devais l’être moi-même. A partir de ce moment-là, tout ce qui était dans le placard à balais a pris sa place dans ma vie publique. J’ai créé Ouitch [une école de sorcières en ligne] avec l’intention de créer un espace où les femmes pourraient parler de spiritualité en toute bienveillance.

Est-ce que cela signifie vivre dans la nature ?

Pour moi, oui. Mais je ne pense pas que ce soit comme ça pour tout le monde. Même en ville, on peut se reconnecter à la nature. En se recentrant sur soi, sur le rythme des saisons, en amenant la nature dans sa maison.

Quelle est la place de la roue de l’année dans votre vie ?

Ce qui est beau avec la roue de l’année, c’est que ce n’est pas difficile à suivre, ce n’est pas forcé, cela fait partie de nous. Pour moi, c’est une belle bouffée d’air frais dans un rythme parfois insoutenable – toujours travailler plus, en vouloir plus, chercher plus de performances. Ce n’est pas étonnant qu’il y ait autant de burn-out. Suivre la roue de l’année nous ramène à une réalité que nos corps nous crient.

Pour aller + loin : comment renouer avec son corps, comment être en phase avec son âme… Avec son naturel optimisme, Josée-Anne Sarazin-Côté livre une véritable bible pour se reconnecter à son féminin sacré. Le grand livre du féminin sacré, de Josée-Anne Sarazin-Côté, éd. Marabout.

Cet article est extrait de votre nouveau Hors Série Astro 2021, à retrouver dès aujourd’hui chez votre marchand de journaux.

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