S'il se déclare candidat en 2022, Eric Zemmour devra quitter « Le Figaro »

Il va falloir un choix. Cette semaine s’est tenue une réunion consacrée à des questions éditoriales avec le directeur des rédactions du Figaro Alexis Brézet. Lors de celle-ci, « la situation
d’Eric Zemmour » a été abordée à deux titres, d’après la Société des journalistes (SDJ) du journal, dont l’éventualité de sa candidature en vue de
l’élection présidentielle de 2022.

« Si Eric Zemmour manifestait l’intention d’être candidat, le jour où il franchirait la ligne, nous prendrions les décisions qui s’imposent. C’est une évidence : on ne peut pas être en même temps journaliste au Figaro et candidat à l’élection présidentielle », a assuré le directeur des rédactions, selon le compte rendu. « Les choses sont absolument claires entre nous : le jour où il manifestera ses intentions, il ne pourra plus écrire pour Le Figaro », a déclaré encore Alexis Brézet.

Néanmoins, la SDJ du Figaro relève à propos d’Eric Zemmour « que les manifestations de ses intentions se multiplient, à travers notamment
les témoignages de personnalités qui le soutiennent dans cette démarche ou qui ont été sollicitées par lui pour préparer une campagne », et l’appelle donc à « examiner les solutions possibles » avec la direction afin de « prévenir les difficultés » qui pourraient naître de cette situation.

Aucune sanction face aux accusations d’agressions sexuelles

Autre point abordé, concernant les multiples accusations d’agressions sexuelles qui le visent, révélées notamment par la presse, Alexis Brézet a confirmé la position du journal, qui n’a pris jusqu’ici aucune sanction contre l’éditorialiste, tout comme la chaîne d’info
CNews qui l’a maintenu à son antenne.

En interne, « ni la direction du journal ni les ressources humaines du groupe, ni aucune des instances de prévention prévues à cet effet n’ont été saisies d’éléments ou d’une situation problématiques concernant Eric Zemmour », a-t-il souligné.

Et à l’extérieur du Figaro, « il n’y a pas de plainte, pas d’enquête ouverte, rien d’autre que des articles de presse dont un certain nombre de précédents sont là pour nous rappeler qu’on ne saurait sans risque juridique en tirer des conséquences individuelles », a-t-il ajouté, selon la SDJ.

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