Test Demon Slayer The Hinokami Chronicles : L'adaptation est-elle réussie ?

Sorti le 14 octobre dernier, le jeu reprend l’histoire du manga dont tout le monde a entendu parler ces derniers mois : Demon Slayer. Mais le jeu est-il vraiment une réussite ?

Ces derniers mois, vous n’avez pas dû le manquer, le manga Demon Slayer rencontre un succès fou. Pour ceux qui l’auraient manqué, Demon Slayer nous plonge dans un Japon de l’ère Taisho où les démons effrayent les populations. Tanjiro vit dans une montagne, de laquelle il descend pour vendre du charbon dans la ville la plus proche. Un jour qu’il descend vendre son charbon et qu’il reste passer la nuit en ville à la demande d’un habitant, sa famille est attaquée et tuée par un démon. Seule sa sœur Nezuko survit, sauf qu’elle est transformée en démon. Tanjiro part alors dans une quête afin de sauver sa sœur et de la retransformer en humain.

L’histoire du manga est-elle vraiment respectée ?

Le jeu Demon Slayer The Hinokami Chronicles couvre les 69 premiers chapitres du manga et s’arrête juste avant l’arc du Train de l’Infini qui a récemment été adapté en film d’animation. Jusque là, tout va bien ou presque. Si vous allez lu le manga, le monde histoire du jeu risque de vous surprendre voire même de vous décevoir. Certes vous incarnerez Tanjiro, mais un Tanjiro qui semble avoir perdu la mémoire puisque l’arc narratif du jeu tourne autour de la récupération de souvenirs et de flashbacks. Cette structure est clairement déconcertante et le jeu nous paraît alors totalement chaotique.

Néanmoins, le jeu propose un énorme fan service puisque beaucoup de détails de l’adaptation animée sont présents dans le jeu. En effet, les voix officielles japonaises et anglaises sont celle qui ont été utilisées pour le jeu vidéo, de quoi rentre le jeu un peu fidèle à la version animée du manga. Bien que l’humour et le ton présents dans l’anime soient également repris dans le jeu, on se retrouve avec un jeu qui ne présente pas de réelles difficultés, ce qui est particulièrement décevant pour un jeu reprenant un shônen dont l’un des codes principaux est justement la présence de challenge et de dépassement de soi pour le héros principal.

Les combats sont-ils aussi impressionnants que dans l’anime ?

Demon Slayer s’est notamment démarqué par les combats impressionnants qui rythment l’histoire. Le jeu, qui est initialement un jeu de combat, n’est pas forcément à la hauteur du manga ou même de l’anime. En effet, vous vous retrouvez dans des arènes fermées où vous utilisez vos techniques pour affronter vos adversaires. Alors que dans l’anime les techniques sont tout simplement à couper le souffle, le jeu n’a pas forcément cet effet Waouh que l’on pourrait attendre. Vous aurez cependant l’opportunité d’incarner jusqu’à 11 combattants différents et 6 versions alternatives de certains d’entre eux. Il est dommage que CyberConnect2 ne soit pas allé plus loin sur le visuel des techniques.

Il faut néanmoins reconnaître que les pourfendeurs de démon présents dans le jeu sont particulièrement fidèles aux personnages du manga et de la version animée, ce qui ne fait que renforcer le côté fan service du jeu. En dehors de l’histoire, vous avez la possibilité d’affronter en 2v2 les personnages du jeu. Néanmoins, ne vous attendez pas à des combats épiques. Ces derniers sont beaux mais ne sont pas nécessairement impressionnants. Le jeu a une visée grand public, ce qui explique cette volonté de rendre les combats magnifiques. Côté graphismes, bien que globalement celui-ci soit très propre, les différents environnements que l’on peut traverser manquent réellement de détails. Ces derniers sont plats, vides et ne représentent pas beaucoup d’intérêt pour le joueur. On a l’impression que le jeu a été réalisé uniquement à cause du succès de la saga Demon Slayer mais pas forcément pour proposer quelque chose dans l’esprit du manga.

  • Les personnages sont bien respectés
  • Les voix utilisées sont les voix officielles
  • Des combats qui ne sont que beaux
  • Une histoire décousue
  • Des environnements tristes et plats

Conclusion





Il s’agit clairement d’un jeu fan service. On a l’impression que le minimum syndical est là quand on pouvait s’attendre à quelque chose de plus grand. 

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