Tour de France : l’impressionnante préparation des coureurs pour les étapes de montagne

Gravir les cols mythiques de la Grande Boucle  – à regarder sur France 3 à 12 h 55, puis sur France 2 à 15 h – ne s’improvise pas. Gros plan sur le programme d’entraînement très intensif des coureurs avant le départ.

En 2021, le Tour de France compte moins de dénivelés cumulés que celui de l’an passé, qui était un marathon du genre. Il n’empêche qu’un menu consistant attend le peloton, avec d’abord deux étapes dans les Alpes les 3 et 4 juillet, d’Oyonnax au Grand-Bornand, puis de Cluses à Tignes.

Une troisième ensuite sur les hauteurs du Vaucluse pour négocier le mont Ventoux, puis cinq dans les Pyrénées, où les coureurs devront franchir, entre autres, les cols de Montségur et de Puymorens et celui, mythique, du Tourmalet, culminant à 2 115 mètres d’altitude. C’est donc une période redoutable qui attend les cyclistes du Tour, même les plus aguerris.

Des stages d’altitude avant la compétition

Pour aider les organismes à relever ce défi, toutes les équipes professionnelles en lice envoient leurs membres en stage d’altitude dans les mois ou semaines qui précèdent la compétition. Les coureurs y cumulent de longues sorties le nez dans le guidon.

En s’élevant vers les cimes, le corps compense en effet le manque d’oxygène en produisant des globules rouges supplémentaires ; des cellules qui viennent décupler la puissance musculaire. Il est ainsi établi qu’après une semaine de stage à 2 500 mètres d’altitude, le taux d’hémoglobine dans le sang s’accroît d’1 % en moyenne.

Le Critérium du Dauphiné pour la préparation

Quelques champions, comme le Français Guillaume Martin – qui l’a fait en 2020 à Prémanon, dans le Jura – poussent le zèle jusqu’à effectuer des séjours en hypoxie, où ils dorment dans des chambres dont l’air a été raréfié, afin de travailler leur capital respiratoire. Les cyclistes s’acclimatent également à la montagne en disputant certaines épreuves au tracé très pentu, comme le Critérium du Dauphiné, qui se dispute en juin.

Rien n’est laissé au hasard

Objet de beaucoup d’attentions, la forme des grimpeurs ne doit donc rien au hasard ! Certains coureurs du peloton sont particulièrement attendus lors du Tour et pourraient faire des étincelles on pense ainsi à son dernier vainqueur, le Slovène Tadej Pogacar, à son compatriote Primoz Roglic, qui a été son principal rival, et aux représentants tricolores Geoffrey Bouchard, brillant au Giro, Julian Alaphilippe et Warren Barguil.

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