Trois nouvelles plaintes pour viols déposées contre le Pr Émile Daraï, spécialiste de l’endométriose

Trois nouvelles plaintes ont été déposées contre le professeur Émile Daraï, jeudi 4 novembre, a révélé Franceinfo. Au total, le gynécologue, spécialiste de l’endométriose, ancien chef de service à l’hôpital de Tenon à Paris, est visé par six plaintes pour viols. 

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Six plaintes pour viols

Le professeur Emile Daraï, spécialiste de l’endométriose ayant exercé pendant deux années à l’hôpital Tenon, dans le XXe arrondissement de Paris, jusqu’à sa mise à l’écart le 8 octobre, est désormais visé par six plaintes pour viols. Trois nouvelles plaintes ont été déposées début novembre, cinq semaines après les premières révélations.

À la suite des premières révélations de Franceinfo, fin septembre, une enquête a été ouverte pour « viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans », le 28 septembre. Elle a été confiée à la deuxième division régionale de la police judiciaire de Paris.

Trois premières plaintes ont été déposées entre fin septembre et mi-octobre : la première pour « viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans », la seconde pour « viol en réunion », et la troisième pour « viol sur personne vulnérable par personne ayant autorité », rappelle Franceinfo.

Des dizaines de femmes l’accusent de violences physiques et psychologiques perpétrées pendant des années. Plusieurs témoignages ont été partagés sur les réseaux sociaux, via le collectif « Stop aux violences obstétricales et gynécologiques, qui demande aux victimes de continuer à partager leurs témoignages pour arrêter l’omerta régnant dans le milieu.

Le 2 octobre, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées devant l’hôpital Tenon après le dépôt des premières plaintes, plaidant en faveur d’un #MeTooGynéco.

Temporairement mis en retrait

Émile Daraï s’est vu retirer ses fonctions de chef de service le 8 octobre, après l’ouverture d’une enquête interne de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). La mise en retrait « sera réexaminée au vu des conclusions de l’enquête interne », avait annoncé l’AP-HP dans un communiqué. 

Les résultats de l’enquête interne, qui étaient attendus fin octobre, n’ont toujours pas été partagés. Mis en retrait de ses fonctions de médecin et de professeur à La Sorbonne, Émile Daraï peut toutefois continuer à exercer son métier. 

Contacté par France Bleu, l’avocat du spécialiste de l’endométriose, Me Alain Jakubowicz, a réagi en disant que son client « conteste fermement les accusations portées contre lui » et ajoute qu’Émile Daraï a « appris par la presse que des plaintes ont été déposées contre lui pour viol, touchers vaginaux et rectaux sans consentement, gestes brutaux et actes de maltraitances verbales et psychologiques ».

Dans un premier communiqué publié par l’AP-HP fin septembre, le mis en cause dit qu’il « récuse les faits et [se] reme[t] aux conclusions de l’enquête conjointe de l’AP-HP et de Sorbonne Université ».

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