Yesmonga, le petit gars qui se montre sur TikTok sans se poser de questions

  • Chaque mois, 20 Minutes dresse le portrait d’un influenceur ou d’une influenceuse au million d’abonnés sur TikTok.
  • Alex, qui s’est fait connaître sur l’application sous le pseudonyme Yesmonga, a récemment atteint cette étape importante, malgré son détachement affiché par rapport à sa notoriété.
  • « Je sais que ça ne dure pas éternellement. Si ça s’arrête du jour au lendemain, tant pis, je m’en fous », confie-t-il à 20 Minutes.

Des vacances scolaires, du temps à tuer et un téléphone à portée de main. L’histoire de la création du compte TikTok d’Alex est la même que celle de millions d’adolescents à travers le monde. La seule différence avec la plupart des autres jeunes de son âge, c’est que lui est parvenu à susciter l’engouement auprès de plus
d’un million de personnes.

Pourtant, celui qui s’est fait connaître sous le pseudo de Yesmonga l’avoue à 20 Minutes : « mon contenu est assez basique ». Des duos réactions, des mini-sketchs, des vlogs, voilà le type de vidéos proposées par le jeune homme de 18 ans, qui avoisinent parfois les dix millions de vues. En revanche, contrairement aux autres, on verra rarement Alex se prêter au jeu des challenges de danse. « Je ne vais pas cacher que j’ai essayé, mais c’est une catastrophe, je ne sais absolument pas danser », confesse-t-il.

Les diplômes avant les abonnés

A l’écouter, on se dit que Yesmonga prend les choses comme elles viennent, sans vraiment réfléchir à la suite. Le vidéaste publie le contenu qui le fait rire, y consacre une petite partie de ses après-midis, puis reprend ses activités normales. Une chose est sûre : il ne compte pas sur TikTok pour lancer une carrière sur les réseaux sociaux. « Je sais que ça ne dure pas éternellement. Si ça s’arrête du jour au lendemain, tant pis, je m’en fous. Je ne suis pas trop attaché à ça », explique-t-il alors qu’il démarre une licence économie et gestion à la rentrée.

Vivre de cette nouvelle passion ne fait donc pas partie des plans de vie d’Alex. « Je sais très bien que ce sont mes études qui vont le plus me rapporter dans la vie. Je préfère avoir des diplômes que de ne rien avoir du tout », affirme-t-il alors qu’il compte aujourd’hui 1,1 million d’abonnés et que les placements de produits font désormais partie de son quotidien.

De TikTok à YouTube ?

Outre ses photos sur Instagram et ses vidéos sur TikTok, Alex essaie tout de même de s’exporter sur YouTube même si « c’est vraiment compliqué à développer ». Le jeune homme avait tenté une première percée il y a près d’un an, avant de laisser sa chaîne à l’abandon. Mais depuis le mois de juin, il tente de reprendre une activité plus régulière. « Après, ce n’est pas du tout comme TikTok. Sur YouTube, tu dois te poser, faire ta vidéo, faire le montage, les miniatures aussi, ça te prend plus de temps. C’est plus compliqué », constate-t-il.

Pour arriver jusqu’au succès, Alex s’inspire de ceux qui trustent les premières places des tendances sur la plateforme : Michou, Inoxtag, Amixem… Le vidéaste fait même comme les grands en déléguant le montage de ses vidéos à une personne extérieure. Mais le chemin est encore long avant de convaincre ses abonnés TikTok de se déplacer jusqu’à YouTube. Un challenge difficile puisque pour l’heure, Yesmonga y compte moins de 40.000 abonnés.

Parfois, ça tique…

Avoir plus d’un million d’abonnés sur TikTok, cela a ses avantages. Occuper son temps libre en fait partie, rencontrer de nouvelles personnes aussi. C’est ce qu’il s’est produit lorsque Alex a rejoint la French House, un collectif de tiktokeurs. « C’était une bonne expérience. Après, certaines choses ne me convenaient pas donc je me suis séparé de ce projet », confie-t-il.

Mais s’exposer au public sur les réseaux sociaux a aussi ses inconvénients. Même s’il ne se qualifie pas comme un influenceur – « je ne suis qu’une personne qui fait des vidéos et qui s’amuse » – Alex doit reconnaître que cette nouvelle activité ne plaît pas à tout le monde. « Depuis que je suis dans l’influence, j’ai perdu beaucoup d’amis, regrette-t-il. C’est un peu compliqué de se faire des amis dans la vraie vie quand on est dans ce domaine. »

Sur les réseaux, tout n’est pas rose non plus. Alex n’a jamais eu peur de jouer avec l’objectif de son téléphone et savait qu’il devrait essuyer quelques critiques. « Ça a été compliqué mais je suis passé outre. Je fais des TikTok pour moi, pour mes abonnés et si ça ne plaît pas aux autres, tant pis pour eux », philosophe-t-il.

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