Défilés printemps-été 2020 : dans le jardin inclusif de Dior

C’est un moment de pure poésie que nous a offert Maria Grazia Chiuri. Une collection qui revient sur l’histoire de la maison Dior et porte un message de respect envers la nature et sa diversité.

C’est à l’Hippodrome de Paris Longchamps que se tenait le défilé de la maison Dior. Un lieu un peu isolé qu’on ne peut rejoindre qu’en longeant la route à pieds ou en prenant sa voiture. Y aller demande donc de prendre son temps et permets d’admirer la nature qui borde la Capitale française. Sans qu’on ne s’en aperçoive, Marie Grazia Chiuri nous donnait déjà quelques indices quant à la collection qu’elle allait présenter ce mardi 24 septembre.

Un hommage à Miss Dior

Il fait un peu sombre lorsqu’on entre dans la pièce circulaire où se tient le défilé. Et au milieu de ces ténèbres inhabituelles, une forêt lumineuse attire les regards. Aux branches, des arbres se tiennent des petits fanions de papiers. Sur l’un d’entre eux, on peut lire #plantingforthefuture ou planter pour l’avenir. Vient l’heure du défilé et dans cette forêt qui semble avoir toujours été présente, les mannequins sortent sans hâte arborant des chapeaux et jupes en raphia tressé, boots noirs à perforation nid d’abeilles, robes volantes et transparentes… L’été prochain, il émane de la femme Dior un lien serein avec la nature et une sensation de liberté retrouvée. Un sentiment pas si éloigné de la réalité.

La source d’inspiration derrière ces 89 silhouettes ? Catherine Dior, la soeur de Christian Dior. Son histoire est moins célèbre que celle de son frère et pourtant, elle mérite d’être racontée. Entrée dans la résistance en 19441, Catherine Dior est arrêtée par la Gestapo, et torturée en 1944. Parce qu’elle refuse de parler, elle est déportée au camps de Drancy puis à Ravensbrück, le camp de concentration pour femmes. Elle est finalement libérée à Dresde, en 1945 et mène par la suite une existence discrète qu’elle passe à cultiver l’amour pour les fleurs et les parfums que lui a donné sa mère. Proche de sa soeur, Christian Dior lui dédie alors le nom de son premier parfum : Miss Dior. C’est à Caillan, près de Grasse, que celle-ci finira sa vie, où elle dispose d’une exploitation de jasmin, de roses et de vignes de près de deux hectares.





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