Jean Paul Gaultier revient à la couture avec un défilé théâtral signé Sacai

Une nouvelle ère s’ouvre au sein de la maison de couture parisienne, avec l’inauguration du projet collaboratif initié par le créateur en mars 2020. Les manettes créatives sont confiées cette saison à Chitose Abe, la créatrice japonaise de Sacai, qui orchestre le show de l’automne-hiver 2021-2022.

Voilà un retour qui était attendu. Souvenez-vous, en janvier 2020 Jean Paul Gaultier donnait un dernier tour de piste à sa longue et joyeuse folie créative (cinquante ans de carrière), au théâtre du Châtelet, à Paris. Une fête d’adieu comme on avait peu vu dans la mode. C’en était alors fini les shows, la joyeuse pagaille, les performances… Mais en mars 2020, le créateur a pris tout le monde de court annonçant qu’il revenait avec un nouveau concept de haute couture. Le couturier français expliquait démarrer un chapitre avec Chitose Abe, la directrice artistique de Sacai, invitée pour une saison à repenser les codes de la maison. Un projet collaboratif inédit sur la scène de la haute couture qui devait être présenté dans la foulée, à l’occasion de la semaine de la mode en juillet.

C’était sans compter la crise sanitaire et les restrictions successives mises en place. Après un an de reports, l’heure est venue de lever le voile sur cette nouvelle collaboration dans laquelle Jean Paul Gaultier indique s’être tenu à l’écart du processus créatif. Le couturier a mis à disposition ses archives, ses ateliers, ses murs, et Chitose Abe a réinterprété.

Le corset de Madonna

Dans chacune des silhouettes présentées par la créatrice japonaise, on retrouve des éléments iconiques qui ont fait la renommée de la maison. Le corset fameusement porté par Madonna est ici réinterprété en brassière piqué en majesté sur un tailleur rayé, lui-même repensé en robe de bal. Le mélange de satin et de rayures est omniprésent. De même, il se découvre taillé dans un trench ou encore un bombers réinventé en robe du soir. La célèbre silhouette porté par Björk lorsqu’elle a défilé pour Jean Paul Gaultier de 1994 est revu dans de larges proportions et bordé de fausses fourrures.

Toute la mode hybride, la part technique et d’innovation qui font la spécificité du travail de Chitose Abe s’expriment dans des robes en jean aux coutures complètement repensées. Des créations de haute volée, jusqu’à la marinière virevoltante avec ses traînes en tulle et en tartan. Et qui souligne son potentiel de renaissance.

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