"Réparer plutôt que jeter" : le prince Charles dévoile son mantra mode

Rares sont les fois où le prince Charles se confie, encore moins lorsqu’il s’agit de parler de son style. C’est pourtant ce qu’il a fait pour le numéro de décembre 2020 de l’édition anglaise de Vogue, au micro du rédacteur en chef Edward Enninful.

Il apparaît “so chic” au milieu d’un champ d’hortensias sur la photo qui illustre l’interview qu’il vient d’accorder au Vogue britannique, pour son numéro de décembre. Même le rose de la chemise du prince Charles semble assorti à la teinte des fleurs. Dans la rencontre animée par Edward Enninful, rédacteur en chef de l’édition anglaise du prestigieux magazine, le prince Charles s’est confié sur son programme de formation «The Modern Artisan». Développé en partenariat avec Yoox Net-A-Porter et son organisation caritative The Prince’s Foundation, le programme s’apprête en effet à dévoiler sa première collection pour femme et homme. C’est l’occasion pour le fils de la reine Elizabeth II d’aborder le sujet de son propre style vestimentaire.

Smoking, gomina, chevalière : le prince est tout ouïe sur les codes de l’aristocratie. (Avec Lady Diana, Londres, 9 mars 1981.)

La police de la mode est parfois à deux doigts d’intervenir, mais Charles sort sa carte de « dandy aristo » et tout se termine pour le mieux. (Sierra Leone, 28 novembre 2006.)

Son profil Facebook pour ses 60 ans, tout simplement. (Londres, 13 novembre 2008.)

Bottes Hunter, Barbour huilée : Charles au Festival de Glastonbury ? Non, juste Charles aux champignons. (Wiltshire, Grande-Bretagne, 14 mai 2007.)

«Je me soucie des détails et de la couleur. […] J’ai de la chance parce que je peux trouver des gens merveilleux qui sont des créateurs brillants», a ainsi précisé le père des princes William et Harry. Il aime arborer plusieurs fois ses pièces coup de cœur, comme ce costume Anderson & Sheppard de 1984 qu’il a reporté trente-quatre ans plus tard pour le mariage de son fils Harry et de Meghan Markle. Sans éluder les contraintes d’une telle démarche : «La difficulté, c’est qu’en vieillissant, on a tendance à changer de forme, et il n’est pas si facile de rentrer dans les vêtements».

On y apprend aussi que le prince de Galles est un partisan de la première heure de la mode écoresponsable. «Je ne peux supporter aucun gaspillage, y compris le gaspillage alimentaire. […] C’est pourquoi je parle depuis si longtemps de la nécessité d’une économie circulaire, plutôt que linéaire où il suffit de fabriquer, de prendre et de jeter», explique-t-il dès le début. Réparer plutôt que jeter, tel est son mantra mode. Comme lorsqu’il était enfant et que ses souliers passaient chez le cordonnier.

Source: Lire L’Article Complet