Affaire Grégory Villemin : l'un des enquêteurs confie son terrible regret plus de 30 ans après le drame…

C’était le 16 octobre 1984. Les parents du petit Grégory Villemin apprenaient la découverte du corps sans vie de leur fils… À ce jour, on ne sait toujours pas qui a commis l’irréparable. France 2 consacrait une émission spéciale à cette affaire et l’un des protagonistes a exprimé son plus grand regret au sujet de l’enquête.

Plus de 30 ans sont passés depuis la mort du petit Grégory Villemin, âgé de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984. L’identité du meurtrier n’a toujours pas été découverte et saurons-nous vraiment un jour qui est l’auteur du crime ? Rien n’est bien sûr. Hier, sur le plateau de Ça commence aujourd’hui, émission animée par Faustine Bollaert, plusieurs acteurs clés de l’affaire Grégory sont revenus sur le sujet dont le Colonel Étienne Sesmat.

« Je regrette de ne pas avoir été suffisamment près de lui »

En effet, l’auteur du livre Les deux affaires Grégory, dans lequel il revient sur l’extrême complexité de cette affaire, a souhaité exprimer un regret. Il était à l’époque le codirecteur de l’enquête sur la disparition de Grégory Villemin et il a confié sur le plateau de Faustine Bollaert « Je n’ai qu’un regret moi. Jean-Marie [Villemin] m’avait téléphoné plusieurs fois mais à l’époque on était dans une position très particulière. On était dessaisis, on faisait l’objet de plaintes, la police était là, mettait des écoutes partout », en référence aux accusations qui ont ciblé la gendarmerie. Il ajoutait « Et moi je regrette de ne pas avoir suffisamment écouté Jean-Marie. Je regrette de ne pas avoir dépassé ça, de ne pas avoir dépassé cette prudence que je me sentais obligé d’avoir pour mesurer dans quel état de détresse il était. Parce qu’il essayait de s’accrocher un peu à tout le monde. Il était en froid avec sa famille, il était vraiment seul. Et moi je regrette de ne pas avoir été suffisamment près de lui ». Le Colonel Étienne Sesmat a tenu à rappeler que « L’affaire Grégory, ça a été une révolution pour la gendarmerie. C’était l’an 1 d’une nouvelle approche judiciaire. C’est à partir de ce moment-là qu’on a créé de nouvelles entités et qu’on a développé de nouvelles techniques ». Il concluait « Moi j’ai le sentiment vraiment, que de toutes les institutions qui ont travaillé sur cette affaire, la gendarmerie est la seule institution qui peut se regarder dans une glace. On a travaillé sincèrement, de façon honnête ».

Kahina Boudjidj 

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