Johnny Marr, Eels, Jeanne Added et Balthazar ont brillé dans l’ombre de The Cure vendredi à Rock en Seine

Après une première journée un peu boudée l’année dernière pour cause notamment de PNL en tête d’affiche qui n’était pas du goût de certains aficionados du festival, les programmateurs de Rock en Seine ont préféré miser sur quelques valeurs sûres du rock en ce vendredi d’ouverture. En locomotive incontestée, The Cure a donné un concert magistral dont nous avons fait le compte rendu complet, mais d’autres artistes ont attiré notre attention. 

Johnny Marr : un revival réjouissant des tubes des Smiths

Pas facile de placer des chansons récentes dans un concert d’une heure quand on a la discographie de Johnny Marr. L’ancien guitariste des Smiths a livré une prestation endiablée sur l’une des plus (trop) petites scènes de Rock en Seine. 

Reconverti chanteur, Johnny Marr a entamé son show par The Tracers, issue de son dernier album Call The Comet. Introduction efficace, mais pas aussi populaire que le tube Bigmouth Strikes Again des Smiths, qu’il choisit de jouer ensuite. Le public est réveillé et danse, les mains se lèvent, la communion peut commencer. Les quelques chansons solo de Johnny Marr rencontrent un vrai succès dans la foule, comme Get The Message et une version très rock de Getting Away With It de son ancien groupe Electronic. Une reprise de I Feel You de Depeche Mode surprend et réjouit une partie des spectateurs.

Tous en choeur avec Jeanne Added

Robert Smith et sa bande voulaient bien signer en exclusivité française à Rock en Seine, à condition que l’artiste qui les précedait sur la Grande scène soit à la hauteur. Il s’agissait de Jeanne Added. Ils ont écouté et trouvé ça très bien. Or, on peut le dire, c’était encore mieux que prévu. Car la chanteuse française a concocté un spectacle unique avec les choeurs Accentus, un prestigieux ensemble vocal.

Et c’est ainsi que Jeanne Added a véritablement fait vibrer, avec un son d’une rare puissance, la scène principale du festivall. La chanteuse a très progressivement fait monter le tempo. Puis est arrivé un de ses titres phares, Radiate. Sur scène, la chanteuse dévoile une incroyable énergie communicative. Quand elle entame Mutate, c’est tout simplement explosif. Les spectateurs dansent et tapent généreusement dans leurs mains, d’autres se placent plus loin, à l’ombre, étendus dans l’herbe.

La voix singulière de Silly Boy Blue

La toute nouvelle scène des 4 vents est encore déserte en ce début d’après-midi lorsque débarque Ana Benabdelkarim alias Silly Boy Blue. Seule sur scène, la jolie brune qui tire son nom d’un titre de David Bowie, attire en un clin d’œil une petite foule solide. Personne ne semble pourtant la connaître. Comme des marins à la dérive attirés par le chant des sirènes, les festivaliers répondent à l’appel de sa voix irrésistible, à la fois fragile et puissante.

Penchée sur un petit clavier, dont elle tire des berceuses électroniques mélancoliques, ou sur une guitare aux notes liquides qu’elle empoigne avec hargne, elle laisse aussi régulièrement son home studio portable envoyer seul la musique tandis qu’elle occupe le devant de la scène au micro. A raison, elle mise beaucoup sur sa voix. “Je suis très honorée de chanter à Rock en Seine et surtout le même soir qu’un certain groupe que j’aime beaucoup”, dit-elle en désignant son T-shirt aux armes de The Cure.

La jeune chanteuse Silly Boy Blue pour sa première à Rock en Seine
La jeune chanteuse Silly Boy Blue pour sa première à Rock en Seine (Nathalie Guyon / FTV)

Française, Silly Boy Blue chante en anglais des histoires d’amour douloureuses qui sentent la rage et la détresse du vécu. Sensible et impliquée, elle souligne son propos de grands gestes des bras et de trépignements charmants. Son humour achève de nous convaincre : on reverra cette fille prometteuse.

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