Mort d’Annie Cordy : "Elle avait choisi de donner le sourire aux autres et elle a passé sa vie à ça", salue Bertrand Dicale

Annie Cordy “a eu une carrière assez époustouflante en termes de chansons populaires, de chansons populaires légères”, estime sur franceinfo Bertrand Dicale, journaliste spécialiste de la musique après l’annonce de la mort de la chanteuse et comédienne belge.

Des tubes “énormes” pendant 30 ans

Interprète de succès populaires comme “Tata Yoyo” et “La bonne du curé”, Annie Cordy est décédée à l’âge de 92 ans, à Vallauris, près de Cannes. “Il y a peu de gens qui ont réussi à faire des tubes énormes entre 1957 – avec son premier grand succès ‘Cigarette whisky et p’tits pépées’- et 1985 avec ‘Chaud cacao’, rappelle Bertrand Dicale. Être pendant 30 ans numéro un au hit-parade, une, deux ou trois fois par an, avec des chansons qui sont des chansons de fantaisie faites pour faire sourire les gens et les faire danser à la fin des fêtes de mariage…Il y avait chez elle une absolue rigueur dans la fantaisie”, décrit avec admiration le journaliste.

Quand on rencontrait Annie Cordy, on se rendait compte que c’était quelqu’un d’extrêmement sérieux, travailleur, et précisBertrand Dicaleà farnceinfo

“Elle avait choisi de donner le sourire aux autres et elle a passé sa vie à ça. C’est pour cela qu’elle a fait tellement de succès notamment ‘La bonne du curé’, 1 million de 45 tours”, poursuit Bertrand Dicale. La comédienne de cinéma et de théatre a, rappelle-t-il, commencé sa carrière “comme meneuse de revue dans des cabarets où les filles n’étaient pas extrêmement habillées. C’était une extraordinaire chanteuse et meneuse de revue.”

Des comédies populaires “assez incontestables”

“On l’a vue dans de très grands films dramatiques, ajoute Bertrand Dicale. ‘Le Chat’ de Pierre Granier-Defferre en 1971 entre Jean Gabin et Simone Signoret, ‘Le passager de la pluie’ de René Clément en 1970, un atroce film policier avec Marlène Jobert et Charles Branson, elle était impeccable là-dedans et en même temps elle tournait dans des comédies populaires assez contestables”.

Le journaliste musical retient aussi d’Annie cordy les opérettes et comédies musicales, “elle a traversé les années 50 et 60 avec Luis Mariano et Bourvil. C’était une obsédée du travail et du travail bien fait avec toujours cette idée de rendre heureux les spectateurs”, salue Bertrand Dicale.

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