Musique : "L’improvisation, c’est s’affranchir de l’illusion de se croire libre", assure Bernard Lubat

« Heureusement, la nuit, je faisais de la musique élémentaire dans les clubs de jazz », confie Bernard Lubat, musicien de jazz, qui a accompagné Charles Aznavour, Claude François, Dalida, Michel Portal, etc. « J’ai eu l’occasion de vérifier la différence entre la musique à vivre et la musique à vendre. En faisant de la musique à vendre, je me suis rendu compte que la musique à vivre, c’était plus important. Mais que cela ne vendait pas. Depuis 40 ans, je vis de la musique à vivre », indique l’artiste.

« Mon premier amour, c’est la musique populaire »

« Mon premier amour, c’est la musique populaire. Je n’ai pas de chance : je suis né dans un dancing, pendant le bal. J’ai été plongé tout de suite dans le mambo, la valse-musette, la java. Après, j’ai fait mes classes aux conservatoires de Bordeaux et Paris. Et après, j’ai appris le métier de survivre en faisant de la musique alimentaire », précise Bernard Lubat.

La musique, « c’est le lien social, mais c’est un lien profond, pas un lien de surface. Ce n’est pas un lien qui empêche. Le lien, quelquefois cela nous lie, quand on est liés, quelquefois, on est prisonniers. Donc c’est plutôt un rassemblement. Pas forcément pour être d’accord », relate le musicien.

« L’improvisation en musique, c’est s’affranchir de l’illusion de se croire libre. Les gens s’imaginent que c’est n’importe quoi, c’est d’une rigueur extrême, c’est de la composition instantanée multimédiate », conclut Bernard Lubat.

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