« Bubble » plonge une petite sirène dans un Tokyo sous les eaux

  • Dans un Tokyo à demi sous les eaux, des adolescents isolés tentent de survivre.
  • « Bubble » suit les aventures d’un as du parkour et d’une ado mystérieuse.
  • Cette variation sur « La Petite sirène » offre des scènes d’action à couper le souffle.

Mondialement connu pour son travail sur les séries animées Death Note et L’Attaque des Titans, le réalisateur et story-boarder japonais Tetsuro Araki signe un long-métrage pour Netflix, Bubble. Cette variation sur l’histoire de La Petite sirène, disponible dès jeudi, est à couper le souffle et prouve que le quadragénaire est bien l’un des maîtres qui comptent dans l’anime, l’animation japonaise.

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« Ce conte m’a inspiré parce qu’il me permettait de brosser le portrait d’un jeune homme mélancolique tombant amoureux d’une fille inaccessible, un sujet qui me parle », explique le cinéaste à 20 Minutes. Dans un Tokyo à demi englouti sous les eaux, le jeune héros se laisse progressivement envoûter par une adolescente mystérieuse aussi douée que lui pour sauter de bâtiment en bâtiment en bravant tous les dangers.

« Comme pour L’Attaque des Titans, on s’est beaucoup inspiré du parkour , la discipline sportive et ses techniques acrobatiques, insiste le réalisateur. On s’est fait conseiller par  Zen Shimada, un spécialiste de ces pratiques afin de reproduire les mouvements dans un décor accidenté. » Pour survivre et se procurer de la nourriture, diverses bandes d’ados s’affrontent en des concours périlleux entraînant le spectateur à leur suite. L’animation permet de défier la gravité en donnant presque l’impression que les protagonistes peuvent voler.

Romantisme, action et destruction

« Le vrai défi a été de mêler romantisme et action, précise Tetsuro Araki. C’était compliqué de ménager des passages intimistes au cœur des scènes de poursuites. » Les sentiments des personnages se faufilent dans le chaos qu’ils doivent affronter quotidiennement. « J’avais dessiné une sirène dans le décor d’une cité en ruine, se souvient le cinéaste et ce croquis m’est resté en mémoire pendant toute la production. » Le suspense qui tient le public en haleine se teinte de nostalgie devant ces gamins isolés contraints à une lutte constante dans un monde dévasté. « C’est un bonheur d’animateur de tout détruire, s’amuse le réalisateur. Cela a quelque chose de très satisfaisant. »

La maestria éblouissante de Tetsuro Araki est plus que jamais évidente dans Bubble. Si le réalisateur refuse d’être considéré comme un « modèle » pour ses pairs, il avoue voir pris goût au format du long-métrage. « Cela demande plus de rigueur car il faut avoir tout dans la tête dès le début du projet ce qui permet un meilleur contrôle. » On est impatients qu’il remette le couvert dans ce domaine avec peut-être la chance de voir un jour ses créations spectaculaires diffusées sur grand écran.

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