Ça commence aujourd’hui : la sordide découverte d’une invitée de Faustine Bollaert sur son père

Dans un épisode rediffusé de "Ça commence aujourd’hui", une des invitées raconte le jour où elle a découvert que son père était un tortionnaire dans plusieurs guerres ayant impliquées la France et d’autres pays. 

Les téléspectateurs de France 2 ont pu redécouvrir jeudi 28 avril un épisode poignant de Ça commence aujourd’hui, dédié aux enfants de dictateurs et de tortionnaires de guerre. Dans cette émission, Faustine Bollaert accueillait Marie-France Bokassa, fille d’un célèbre dictateur centrafricain, et Isabelle Vaha, fille d’un légionnaire français.Face à Faustine Bollaert, Isabelle Vaha a confié un épisode traumatisant survenu lorsqu’elle avait huit ans. Après son retour de l’Indochine, le légionnaire français avait attrapé une maladie qui lui provoquait des crises : "Dans ses crises, il avait toujours une boîte de photo sur ses genoux, qu’il regardait pendant des heures et je ne savais pas ce qu’il y avait dedans", s’est souvenu Isabelle Vaha.

Isabelle Vaha : "J’ai découvert mon père qui posait (…) à côté de scènes de torture"

La petite fille avait profité de l’absence de ses parents pour lever le mystère sur cette boite dont elle n’avait jamais pu voir le contenu : "J’ai découvert mon père qui posait extrêmement fier, très altier, très élégant même dans son uniforme, à côté de scènes de torture", s’est-elle souvenue.

Sur un plateau horrifié, Isabelle Vaha a donné plus de détails sur sa macabre découverte : "Notamment une qui m’a marqué et qui me marque toujours, une photo où il y a un muret, et sur le muret il y a toute une ribambelle de têtes d’hommes algériens, qui ont été décapités. Mon père posait à côté avec des gestuelles de satisfactions énormes", a-t-elle confessé.

Isabelle Vaha sur son père : "Au moment de mourir, il a dit qu’il avait le regret de ne pas avoir massacré plus d’Arabes"

Avant son témoignage, Isabelle Vaha a fait le portrait de son père, un légionnaire qui s’est rendu responsable de nombreux actes de tortures à travers plusieurs pays occupés par la France : "C’est un légionnaire impliqué largement dans la guerre d’Indochine, ensuite dans la guerre d’Algérie, avec une volonté et du plaisir à torturer, et surtout la légitimité à torturer", a-t-elle expliqué dans Ça commence aujourd’hui.

Jusqu’à son dernier souffle, le légionnaire Vaha n’a jamais éprouvé le moindre regret :  : "À la fin au moment de mourir, il a dit qu’il avait le regret de ne pas avoir massacré plus d’Arabes", s’est souvenue sa fille.

Isabelle Vaha a ensuite souhaité exercer son devoir de mémoire, en déclarant que son père avait été récompensé par la France pour à ces actes de barbarie : "Il y avait une légitimité sociale puisqu’il a été décoré à la Légion d’Honneur pour faits de guerre. C’est fou", s’est-elle indignée face à Faustine Bollaert.

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