Enrico Macias : "Je suis mélancolique à l’intérieur et joyeux à l’extérieur"

Mireille Dumas lui consacre un documentaire passionnant, lundi 27 décembre à 22 h 55, riche de témoignages de ses plus proches amis. Enrico Macias y apparaît étonnamment drôle et… aussi généreux qu’il l’a toujours été.

Que pensez-vous du documentaire qui vous est consacré ?

Enrico Macias : Mireille Dumas a fait un travail extraordinaire. Le titre, Enrico Macias, l’inattendu est tout à fait adéquat. Je ne m’attendais pas à être surpris.

À travers différentes séquences tirées d’émissions des années 70, vous apparaissez drôle. Est-ce votre vraie nature ?

J’ai moi-même découvert en regardant le film que je suis drôle. Comme le dit Dany Brillant, je suis mélancolique à l’intérieur et joyeux à l’extérieur.

Dans le film, on évoque vos rapports avec Dalida et Claude François, eux aussi nés de l’autre côté de la Méditerranée. Étiez-vous liés ?

Tous les intervenants du documentaire sont ou étaient comme des frères ou des sœurs pour moi. Nos rapports étaient exceptionnels de solidarité. On ne cherchait pas à tirer la couverture à soi. Certains ont disparu comme Annie Cordy. Elle m’aimait beaucoup et je l’adorais aussi. Sacha Distel, Robert Castel, Charles Aznavour : ils sont partis et ils me manquent énormément. Je suis proche aussi de Gad Elmaleh, Élisa Tovati, Yves Lecoqet Liane Foly qui témoignent également.

Est-ce que Kendji Girac, qui ne cache pas son admiration pour vous, est votre héritier artistique ?

Je me retrouve en lui. Il suscite le même engouement que je provoquais à mes débuts. Il a le respect des anciens comme j’avais du respect pour Charles Aznavour quand j’ai débuté. Et dire que j’ai eu la chance de faire des duos avec Charles !

Vous avez aussi mené une carrière de comédien. Pourquoi si (sûrement trop) discrètement ?

C’est aux réalisateurs et aux producteurs qu’il faut le demander ! On m’a quand même vu ces dernières années dans Bienvenue à bord et La vérité, si je mens !. C’est grâce à Maritie et Gilbert Carpentier et ensuite à Philippe Bouvard dans Les Grosses Têtes que j’ai pu m’exprimer !

Vous jouez votre propre rôle dans la série Family Business pour Netflix. L’expérience vous a-t-elle plu ?

Oui, j’ai beaucoup aimé. Le personnage que joue Gérard Darmon est fan d’Enrico Macias. Il y a eu trois saisons mais il n’y aura pas de quatrième. Dommage.

Vous serez à l’Olympia les 2 et 3 avril avec Al Orchestra. Quel est aujourd’hui votre public ?

Je n’ai pas l’habitude de me vanter, mais mes salles sont pleines, autant qu’auparavant. Et j’ai pourtant 83 ans. Et il y a beaucoup de jeunes !

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