Michèle Bernier : "Dans les moments difficiles, le nid est important"

Cette sixième saison de La Stagiaire, diffusée mardi 23 mars à 21h05, est l’occasion d’évoquer la violence conjugale, la réinsertion de jeunes en difficulté, la rédemption… Avant d’attaquer le tournage de la saison 7 en juillet, la comédienne raconte la série de l’intérieur.

Télé Star : Quels sont les enjeux auxquels se confronte Constance cette saison ?

MICHÈLE BERNIER : On part sur de nouveaux horizons. On a même un épisode hors du palais de justice, sur une île près de Bandol. Ça permet d’avoir une autre respiration. D’un point de vue personnel, Constance voit sa vie de famille ébranlée par un déménagement, sa fille revient. Et un nouveau voisin va amener un peu plus de piment à tout ça. Le juge Delcourt (Antoine Hamel) aussi va être bousculé dans sa vie privée.

Ce déménagement va-t-il sonner le glas du couple Barth-Constance ?

Ah non, surtout pas ! On y tient aux Meyer, ils s’aiment tellement. Ils donnent de l’espoir et offrent un autre éclairage sur le couple. J’aime l’idée qu’on puisse vivre une vie ensemble, malgré des tensions inévitables qui, finalement, créent du ciment pour continuer main dans la main. Dans les moments difficiles, le nid est important. Chacun est un pilier solide pour l’autre. Je trouve ça joli.

Sur quels ressorts fonctionne l’autre duo de la série, formé par le juge Delcourt et votre personnage ?

Delcourt, c’est le garant de l’institution judiciaire tandis que Constance peut s’autoriser à être parfois hors cadre parce qu’elle est toujours en recherche d’humanité. La série réussit à toucher le public parce qu’il s’est passé un truc avec l’équipe. On est tous devenus indispensables les uns pour les autres. Et avec Antoine Hamel, une amitié sincère et profonde nous lie. Ça doit se ressentir à l’écran.

Ce métier d’avocate aurait-il pu vous plaire ?

J’ai essayé. Celle qui m’a donné envie de faire du droit, en dehors de mon père (le professeur Choron, ndlr), c’est Gisèle Halimi. Elle a fait bouger les choses. Ça donne du sens à la vocation. Finalement, je n’ai pas poursuivi. La justice y a gagné.

De nombreuses personnalités (Richard Berry, PPDA, Gérard Depardieu…) sont mises en cause dans des affaires d’abus sexuels. Que pensez-vous de cette mise en lumière ?

Avec les réseaux sociaux, plus rien ne peut être discret. C’est bien que l’on ait pu briser le silence pour permettre aux victimes de s’exprimer et aux coupables d’être jugés. Ce qui me gêne, c’est qu’on devient tous des justiciers derrière nos écrans. La présomption d’innocence est mise à mal. Il faut laisser la justice et la police faire leur travail, en espérant que la vérité soit faite.

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