Minuit dans l’univers (Netflix) – George Clooney : "Nous voulions montrer ce que l’Homme est capable d’infliger à l’humanité"

Avec “Minuit dans l’univers”, disponible depuis ce mercredi 23 décembre sur Netflux, la star nous captive en signant un film spectaculaire et poignant, tourné juste avant la pandémie. Et, à bien des égards, une œuvre prophétique. Interview.

Vous êtes à la fois coproducteur, réalisateur et acteur principal. Et, une fois de plus, vous tournez le dos à votre image de séducteur en incarnant un astronome plus âgé que vous ne l’êtes en réalité…

George Clooney : J’ai 59 ans, si je jouais encore dans des comédies romantiques, le public aurait l’impression de regarder un épisode de The Golden Girls (Les Craquantes, de 1985 à 1992, ndlr) ! Je cherche des rôles différents, qui ont plus de substance, de signification. Jouer le vieux grincheux est amusant, mais c’est un rôle que je tiens déjà dans la vie ! Mon personnage est censé avoir 70 ans. J’aime prétendre que l’on m’a énormément maquillé pour me vieillir, mais les rudes conditions de travail en Islande ont beaucoup joué sur ma physionomie dans le film ! 

Est-ce difficile de se retrouver là- bas, devant et derrière la caméra, par moins 40 °C ? 

Oui, car nous filmions sur un vrai glacier. Des experts nous surveillaient, car nous étions près d’une falaise de 450 mètres. La glace que vous voyez dans ma barbe est réelle. Si je rentrais sous une tente pour me réchauffer, elle fondait. Pour que mon aspect reste le même dans le plan suivant, je pulvérisais de l’eau sur ma barbe, je montais sur une motoneige et tout gelait aussitôt. Mais il fallait être prudent : nous ne pouvions filmer qu’une minute maximum. 

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On a vu beaucoup de films qui se déroulent dans l’espace, ces dernières années, dont Gravity, dans lequel vous avez joué. Qu’aviez- vous envie d’ajouter sur le sujet ?

Nous avions envie de montrer ce que l’Homme est capable d’infliger à l’humanité. Quand j’ai présenté mon projet, j’ai fait référence à toute la colère, la haine, les divisions qui ont envahi nos vies, pas seulement aux États-Unis. Avec le dénigrement de la science et le refus d’admettre le changement climatique, en imaginant ce que cela pourrait générer d’ici trente ans, on peut tout à fait concevoir que nous en arrivions à nous anéantir. Soit par un conflit nucléaire, soit en détruisant ce qui permet à la vie d’exister sur Terre. Il se trouve que la pandémie a commencé juste après le tournage (…)

Une interview réalisée par Pascal Pinteau, à lire en intégralité dans le magazine Télé 7 jours.

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