On a vu le film "Top Gun Maverick" avec un pilote de chasse : "Je valide à 100% !"

Pop corn ; check. Fauteuil confort : check. Devant l’écran, 36 ans après la sortie du premier Top Gun, il y a le 24 mai pour cette avant-première de Top Gun Maverick le lieutenant-colonel Bethoux – nom de pilote « Easy », missions de guerre en Afghanistan ou en Libye et Patrouille de France – et le jeune Romain, qui a 12 ans voyait le premier opus. C’est d’ailleurs le film qui avait créé son rêve. « C’est plus réaliste que le premier numéro », glisse d’emblée le pilote de chasse de l’armée de l’Air, dont le nom de pilote est Easy.

« Dans le premier, ils filmaient ça dans des studios. Là, tu vois bien le facteur de charge qui leur marque le visage. La voix est aussi différente et tu sens la respiration. C’est ce qu’on vit dans l’avion, c’est vachement plus réaliste ! »

à franceinfo

« Les images sont monstrueuses », glisse Romain. Il a à la fois des remarques de fan, repérant les clins d’œil au premier volet, dont il peut réciter des bouts de dialogues entiers, et de pilote puisqu’il devine plusieurs fois comment un avion va se comporter ou comment Maverick – Tom Cruise –  et les autres interagissent. « C’est très plausible parce que c’est ce qu’on fait : on s’entraîne en basse altitude. Tu fais ce qu’on appelle des pop-ups, des cabrés-piqués, c’est-à-dire que tu restes en basse altitude pour ne pas te faire voir des radars et, quand t’approches de la cible, tu fais un cabré-piqué pour la voir et ensuite al’ccrocher au radar pour délivrer ton armement. Eux en F18, nous en Mirage 2000 ou en Rafale. Ce sont des manœuvres auxquelles on s’entraîne régulièrement. »

Un film avec « l’esprit chasse »

Quand le générique de fin se déroule, Romain est encore à fond et peine à atterrir. « Je valide à 100% ! C’est vraiment chouette. Il y a l’esprit chasse, le ‘spirit’. Ce qui est vraiment sympa, c’est qu’il y a toute une partie complexe de l’environnement car c’est une mission avec des systèmes sol-air, où il faut être sous les radars, etc. Il y a donc plus d’élements que dans le premier volet où c’était vraiment des combats aériens, chevaleresques, en un contre un. Là, tu rentres dans un environnement où il y a du brouillage, du leurrage, etc. Il y a aussi le timing : quand il dit qu’à 15 secondes près, le gars ne va pas le faire, dans un avion, 15 secondes c’est énorme. »

Top Gun Maverick : on a vu le film avec un pilote de chasse, qui nous livre ses impressions – le reportage de Franck Cognardécouter

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