Pierre Perret (La boîte à secrets) : pourquoi son père l’a poussé corps et âme vers la musique

Avec Natasha St-Pier et Pascal Obispo, Pierre Perret, 87 ans, est l’un des invités de Faustine Bollaert dans La Boîte à secrets, jeudi 9 septembre à 21 h 05. L’occasion d’évoquer, à travers différentes séquences, sa carrière et ses amitiés.

Parmi les surprises qu’on vous a réservées lors de l’enregistrement, il y a la présence de Laurent Gerra et de la cheffe Hélène Darroze. Cela vous a-t-il fait plaisir ?

PIERRE PERRET : Avec Laurent, on est très proches. J’aime l’ami et le bosseur qu’il est. Il est très consciencieux. Hélène, je l’ai vue naître. Avec mon épouse, on allait souvent au moulin de ses parents près de Mont-de-Marsan. À 6 ou 7 ans, elle était déjà en cuisine à nous préparer des desserts.

Lors d’une autre séquence, on voit votre père chanter. Aurait-il voulu faire ce métier ?

En fait, j’ai fait la carrière qu’il aurait souhaité avoir. Mais son père, mon grand-père, que je n’ai pas connu, l’en a empêché. Moi, mon père a tout fait pour m’orienter vers la musique, sans me forcer. J’ai commencé à apprendre à 7 ans. Et j’ai ensuite continué la musique car ça me plaisait.

Vous êtes en tournée à l’automne dans Mes adieux provisoires, avec un passage à Pleyel, à Paris, les 30 et 31 octobre. Comment avez-vous conçu votre concert ?

J’ai écrit plus de 500 titres mais j’ai choisi les chansons de mon cœur, les incontournables, des titres plus récents comme Les Confinis ou Bientôt. Je suis sur scène plus de deux heures et le public, à chaque fois, ne veut pas lâcher.

Peut-on dire que vos titres témoignent d’une époque ?

Oui ! Dès que je sens quelque chose dans l’air du temps, je le mets dans une chanson. C’était le cas à l’époque pour Lily ou plus récemment dans Femmes battues.

Dans La Femme grillagée, vous dites que "Quand une femme est grillagée, toutes les femmes sont outragées". Mais ne trouvez-vous pas que les féministes sont bien silencieuses sur ces questions ?

Absolument ! D’ailleurs, quand la chanson est sortie, j’ai reçu en cadeau un tableau constitué d’une mosaïque qui formait le mot "Merci". C’est difficile de fuir quand on est une femme dans ce contexte-là.

Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir aujourd’hui ?

Que le public reprenne mes chansons par cœur. Et que maintenant, près de cinquante établissements, écoles ou collèges, portent mon nom. Le dernier en date, que je suis allé inaugurer à Brest, est un espace qui réunit des enfants de toutes nationalités et des enseignants qui leur apprennent le français. Ils m’ont chanté Lily et j’avoue que j’avais la pastille au coin de l’œil…

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