Quand le cinéma se fait peur avec les légendes urbaines

  • Candyman est en salle depuis mercredi, il est à la fois un remake du classique de Bernard Rose de 1992 et une réflexion moderne sur les légendes urbaines
  • Les légendes urbaines ont toujours inspiré le cinéma de genre, entre tueur au crochet, viande humaine et la maintes fois adaptée et déclinée Bloody Mary
  • Des slashers Souviens-toi l’été dernier et Urban Legend à Sweeney Todd ou Ring, 20 Minutes vous propose quelques films d’horreurs et autant de légendes urbaines

« Candyman. Candyman… » Prononcez cinq fois son nom devant un miroir, et il apparaîtra pour vous faire goûter de son crochet. C’est toujours huit fois de moins que «Bloody Mary», la légende urbaine dont s’inspirent la nouvelle de Clive Barker et son adaptation cinéma en 1992. Avec aussi un peu de
l’homme au crochet. Le film de Bernard Rose mettait d’ailleurs en scène une étudiante dont la thèse porte sur les légendes urbaines et croyances populaires. Le remake de Nia DaCosta,
en salle depuis mercredi, raconte comment un peintre s’inspire de Candyman pour ses oeuvres.

Du fou évadé de prison au
tueur machiavélique en passant par
la Dame blanche, le cinéma s’est souvent inspiré des légendes urbaines, hier des histoires à se faire peur au coin du feu, aujourd’hui les
creepy pastas sur Internet. A l’occasion du nouveau Candyman et à l’approche d’Halloween, 20 Minutes propose une liste, loin d’être exhaustive, de films d’horreur et autant de légendes urbaines.

« Terreur sur la ligne » et la légende de la baby-sitter

« Es-tu allée voir les enfants ? » Réalisé par Fred Walton en 1979, Terreur sur la ligne met en scène, presque littéralement, la légende de
la babysitter et de l’homme à l’étage, qui remonte aux années 1960 et pourrait avoir comme origine le meurtre d’une jeune babysitter dans les années 1950. Jill garde ainsi les enfants d’un couple, lorsqu’elle reçoit un coup de téléphone d’un homme qui lui demande si les enfants vont bien. Une mauvaise blague ? Les coups de fil se font plus insistants et flippants, alors Jill appelle la police qui finit par localiser l’appel. Il vient de l’intérieur de la maison.

Avec Terreur sur la ligne, Fred Walton refait presque à l’identique son court métrage de 1977, The Sitter, mais le gonfle et continue l’histoire avec son fou s’évadant de l’hôpital psychiatrique. La longue scène d’ouverture de Scream doit tout à Terreur sur la ligne.

« Souviens-toi l’été dernier » et la légende du tueur au crochet

Après le succès de son slasher méta Scream, le scénariste Kevin WIlliamson est approché pour adapter le roman Souviens-toi l’été dernier écrit par Loi Duncan en 1977. L’occasion pour lui de revenir à un pur slasher, dans l’esprit des classiques du genre des années 1980. Il revisite également, avec le réalisateur Jim Gillespie, la légende du « Hook », un tueur à imperméable et crochet de pirate qui attaque les couples en voiture. Du film Campfire Tales à la série Supernatural, le genre a souvent appel à lui, mais sa présentation dans Souviens-toi l’été dernier en 1997 est peut-être la plus célèbre. Il sera de retour dans une série éponyme disponible le 15 octobre prochain sur Prime Video.

« Urban Legend » et le best of des légendes urbaines

En plein nouvel âge d’or du slasher, Hollywood veut du tueur masqué et du whodunit. Un an après Souviens-toi l’été dernier, débarque ainsi Urban Legend et son serial killer qui s’inspire des plus célèbres légendes urbaines pour ses meurtres. Avec par exemple
l’homme sur le siège arrière, le vol de rein ou Bloody Mary, que le troisième film de la franchise, et premier 100 % fantastique, explore à sa manière. A l’instar des héros de Scream sur les films d’horreur, ceux d’Urban Legend dissertent sur les légendes urbaines sur les bancs de la fac et se la jouent méta.

La suite, Urban Legend 2 : Coup de grâce, poussera le vice encore plus loin, puisqu’il y est question d’étudiants en cinéma tournant un film d’horreur sur les légendes urbaines et mourant les uns après les autres selon des légendes urbaines. Okay ?

Sweeney Todd et la légende de la viande humaine

De la viande humaine chez le boucher ? C’est le pitch de la prochaine comédie de Fabrice Eboué, le 27 octobre au cinéma, mais également des Bouchers verts avec Mads Mikkelsen ou encore de l’épisode Qu’est-ce que tu mijotes ? des Contes de la crypte. Cette légende trouve son origine dans le folklore anglais et le personnage de Sweeney Todd, agglomération de faits et fictions sur un barbier de Fleet Street à Londres. Il tranchait la gorge de ses clients et se débarrassait des corps dans les tourtes à la viande que vendait sa complice Mrs Lovett.

Si l’on se souvient de sa plus récente incarnation par Johnny Depp dans le film de Tim Burton de 2007, il ne faut pas oublier les interprétations de Ben Kinsley et Ray Winstone à la télévision britannique, et surtout la comédie musicale de Stephen Sondheim.

« Ring » et la légende de la cassette vidéo maudite

Si vous regardez cette mystérieuse et étrange cassette vidéo, vous recevez un coup de téléphone vous annonçant votre mort dans sept jours. Bien qu’elle ne soit pas inspirée d’une légende urbaine existante, mais est adaptée du roman éponyme de Kōji Suzuki, la malédiction au coeur du film Ring s’est imposée comme l’une des plus célèbres et des plus terrifiantes. Elle joue avec la peur des nouvelles technologies (cassette, téléviseur, téléphone), devenues des éléments du quotidien, comme Kaïro de Kiyoshi Kurosawa, peut-être le film le plus flippant de tous les temps, le fera avec les débuts d’Internet. D’ailleurs, il n’est pas impossible de voir du Sadako, et ses longs cheveux noirs, dans le
«Momo Challenge».

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