« Spycies », film d'espionnage animé sous influences

  • « Spycies » est une drôle d’histoire d’espionnage mettant en scène des animaux.
  • Le réalisateur de « Chasseurs de dragons » s’est librement inspiré de «L’Arme fatale» et de James Bond, tout en s’écartant volontairement « Zootopie », sorti au moment où il préparait son film.

Il s’appelle Guillaume Ivernel et on lui doit déjà l’excellent Chasseurs de dragons. Le réalisateur de films d’animation revient avec Spycies, produit entre la France et la Chine et présenté au Festival d’Annecy l’an passé. Cette fable d’action matinée d’écologie est notre coup de cœur animé de l’été.

Des espions animaux très rigolos tentent de sauver la planète d’une terrible menace climatique. Ils ont une lourde responsabilité sur leurs épaules velues : secourir d’autres espèces menacées par un péril mystérieux. « Mon souci était de ne pas ressembler à Zootopie sorti peu de temps avant que j’écrive mon projet, insiste Guillaume Ivernel. C’est quand j’ai repensé à la saga L’Arme fatale et aux films de James Bond que j’ai trouvé la solution. » Marier ces deux influences à un beau message écologique lui permet de livrer une œuvre aussi originale que dynamique.

Copains comme chat et rat

Ses héros, le chat bleu Vladimir et Hector, un rat un tantinet geek, sont inspirés des buddy movies dont L’Arme fatale constitue un beau fleuron. Ils s’acquittent de leur besogne en tentant de cohabiter avec difficulté. « Le personnage de Vladimir est un mélange de Mel Gibson et de Clint Eastwood dans L’Inspecteur Harry, s’amuse Guillaume Ivernel. Il est irascible et mal aimable avant de s’adoucir au cours du récit. » Ce matou prétentieux, doublé en français par 
Davy Mourier , trouve à qui parler avec son partenaire à qui
Monsieur Poulpe prête sa voix. « Son complice est un vaurien attachant comme il y en avait dans ce type de films », précise le cinéaste.

Sourire et adrénaline

Des animaux originaux dessinés par la talentueuse Valérie Hadida évoluent dans des décors somptueux créés par Guillaume Ivernel lui-même. « Là aussi, j’ai pensé au cinéma d’action que j’adore car je voulais que les adultes s’amusent autant que les enfants qu’ils accompagnent. » Quelques blagues sont réservées aux plus grands comme la découverte d’une cassette vidéo qui déroute des héros n’en ont jamais vus. De quoi aborder la rentrée en salle avec un grand sourire et une belle dose d’adrénaline.

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