Valérie Lemercier et Gilles Lellouche en échos sur la Croisette

Valérie Lemercier est toujours aussi drôle ! « Sans la pandémie, je ne serais pas ici car Aline serait sorti en novembre dernier, a-t-elle déclaré en conférence de presse. Je reprends à mon compte les mots de Shakespeare qui dit que ce qui ne peut être évité doit être embrassé. » La projection d’Aline, présenté mercredi soir hors compétition, a permis à l’actrice et réalisatrice de cette biographie fantasmée de
Céline Dion de monter les Marches avec ses interprètes québécois.

« J’ai profité du confinement pour faire du ménage chez moi », a-t-elle ajouté. Cette perfectionniste a saisi l’opportunité de ces mois supplémentaires pour peaufiner son œuvre. « J’aurais été jusqu’à voler le film pour changer des choses mais il y a un moment où il faut lâcher l’affaire, » reconnaît-elle. Cette relecture tendre sur un mythe de la chanson internationale est une réussite. Valérie Lemercier rêve maintenant que Céline Dion verra Aline et l’aimera.

On verrait bien Asghar Farhadi recevoir la palme

Depuis la projection de son film Un héros, le cinéaste 
Asghar Farhadi fait figure de favori pour la palme d’or. C’est bien simple : il suffit de tendre l’oreille dans les salles ou dans le Palais des festivals pour entendre son nom accolé à la récompense suprême.

Trois ans après Everybody Knows, le réalisateur iranien revient à ses racines en livrant un conte moral sur un homme qu’une bonne action va entraîner dans une spirale de mensonges. « Je ne suis pas quelqu’un qui va s’exprimer à travers des brûlots. Je préfère susciter la réflexion, le questionnement à travers mes films », a-t-il martelé à la conférence de presse. Un principe qui lui permet d’éviter la censure dans son pays et qui lui réussit toujours aussi bien dans les festivals.

Gilles Lellouche pris à partie

Bac Nord de Cédric Jimenez n’y va pas avec le dos de la cuillère pour décrire le travail de la police dans les quartiers difficiles de Marseille. Ce thriller efficace, présenté hors compétition adopte le point de vue de représentants des forces de l’ordre incarnés par Karim Leklou, François Civil et
Gilles Lellouche. Ce dernier s’est fait remettre à sa place à la conférence du film quand il a ri des
propos d’un journaliste irlandais reprochant au cinéaste de dépeindre les habitants des cités comme des bêtes et d’inciter à voter Marine Le Pen.

Très calme, le réalisateur du film a mis les points sur les « i ». « J’ai essayé de montrer des zones qui ont de grandes difficultés qui peuvent paraître véritablement hostiles. Mais je ne pense pas qu’il faut régler ça avec un vote radical », a-t-il déclaré tuant dans l’œuf un début de polémique

Nos articles sur Cannes sont ici

Les frères Larrieu font chanter Cannes

Tralala, c’est le titre fort bien trouvé du nouveau film de 
Jean-Marie et Arnaud Larrieu qui n’étaient pas revenus à Cannes depuis Peindre ou faire l’amour en 2005. C’est à Lourdes, leur ville natale que les frères ont tourné cette comédie musicale présentée hier en séance de minuit. « Pour nous, Lourdes, c’était naturel ! Nous étions prêts à y revenir en assumant notre statut de cinéastes », ont-ils précisé. Mathieu Amalric, Mélanie Thierry, Maïwenn et Josiane Balasko sont entrés dans leur délire. Cette dernière a profité de la montée des Marches pour filmer et prendre des photos afin d’alimenter
son compte Instagram.

Source: Lire L’Article Complet